Cameroun: Exploitation forestière – 15 entreprises suspendues


L’utilisation frauduleuse de documents délivrés par l’administration en charge des forêts et la violation des clauses du cahier de charge sont les principaux motifs de ces sanction.

Le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo vient de suspendre 15 entreprises forestières pour exploitation illégale de bois. L’information est contenue dans un communiqué signé récemment par le Minfof et dans lequel il indique en substance que cette croisade intervient après plusieurs descentes sur les sites de production et les couloirs d’évacuation des produits forestiers.

Dans une autre série de décisions signées le 7 novembre dernier par le ministre, certaines décisions font état de suspension, et à titre conservatoire, de vente de coupes et des activités d’exploitation dans certaines forêts communautaires, domaniales et concessions forestières exploitées par des groupes d’initiative commune (Gics). Ces notes s’accompagnent également de la saisie des produits forestiers exploités en fraude. Concernant les entreprises visées, les motifs des sanctions prises par Jules Doret Ndongo entre le 21 octobre et le 8 novembre derniers sont entre autres, l’exploitation forestière non autorisée dans le domaine national et l’utilisation frauduleuse des documents délivrés par l’administration en charge des forêts.

Certaines sociétés sont également fautives d’exploitation dans une forêt domaniale au-delà des limites de l’assiette de coupe délimitée, d’exploitation forestière au-delà des limites de la concession forestière et du non-respect des normes techniques d’exploitation. D’autres causes comme l’exploitation forestière non-autorisée dans le domaine national, la violation des clauses du cahier de charges et l’exploitation d’essences non autorisées ont aussi été retenues à l’encontre de certaines sociétés suspendues. D’une manière générale, les suspensions s’étendent sur trois mois. Mais elles pourraient être plus longues pour certains concernés, dans la mesure où la décision ministérielle indique que c’est « jusqu’au règlement définitif du contentieux ». Par ailleurs, le ministre explique que depuis plusieurs semaines, les équipes de l’inspection générale, de la brigade nationale et des brigades régionales de contrôle forestier et lutte anti-braconnage sont sur le terrain pour des missions de répression. En outre, Jules Doret Ndongo assure l’opinion publique et internationale de la détermination du gouvernement à intensifier les contrôles afin de limiter la portée de l’exploitation illégale du bois par des sanctions sévères à l’encontre des entreprises et des personnes incriminées.



allafrica

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