Cameroun: « Nous sommes prêts »


Notre mission au quotidien est d’être prêt pour l’organisation des consultations électorales et référendaires. Notre institution a été créée pour ce travail. C’est l’objet de notre sacrifice quotidien. Nous sommes donc prêts et nous allons travailler dans le cadre du délai de trois mois prévus par la loi, pour mieux huiler notre machine et être à la hauteur de toutes les attentes placées en nous, le 9 février 2020.

Il est donc question dans les prochains jours de publier le fichier électoral en cours de toilettage. Ensuite, nous allons nous assurer que les listes définitives de candidats sont publiées en décembre. Nous devons aussi travailler pour publier la liste des bureaux de vote, compléter le matériel électoral, c’est-à-dire les papiers, les encreurs, l’encre indélébile, les lampes, les calculatrices, bref le kit nécessaire pour la bonne tenue d’un bureau de vote.

La question que l’opinion se pose est celle de savoir s’il y a des dispositions particulières à Elecam pour assurer le bon déroulement du double scrutin dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, au regard de la situation sécuritaire qui y prévaut…

Effectivement. Les mesures particulières concernent la sécurité. Il faut justement tout faire pour que la sérénité règne dans les différentes circonscriptions de ces régions. Nos agents sont prêts à se déployer dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, à condition que leur sécurité soit assurée. Les électeurs aussi n’attendent que cette garantie pour se mobiliser le jour du scrutin. L’année dernière, lors de la présidentielle, nous avons par exemple pris des mesures pour que ceux des électeurs qui s’étaient déplacés du fait de la crise, aient la possibilité d’être transférés dans les bureaux de vote où ils se trouvaient. Cela a permis que les personnes déplacées puissent voter aisément. Ces aménagements sont prévus par la loi et nous tenons à respecter celle-ci à chaque fois qu’il faudra trouver des allègements pour nos populations en difficultés.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis des formations politiques et des pouvoirs publics ?

C’est un processus qui implique et engage plusieurs acteurs. Nous souhaitons que chacun joue sa partition. Les partis politiques sont les premiers bénéficiaires de ce processus. Ils doivent s’impliquer dans la mobilisation de leurs militants et électeurs, afin qu’ils retirent leurs cartes de vote et aillent voter le moment venu. Pour ce qui est de l’administration, il faut de la sécurité sur le terrain. Elle doit donc tout mettre en œuvre pour qu’il y ait plus de sérénité dans nos villes. En tout état de cause, il existe des dispositions légales et réglementaires qui régissent tous ces déploiements. Nous comptons également sur les médias. Vous devez nous aider dans la sensibilisation et la diffusion des informations utiles et objectives sur le déroulement du processus. Car, les populations ont besoin d’être bien informées.



allafrica

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