Apple AirPods Pro : le test complet


Les deux premières générations d’AirPods, celle de 2016 et celle de 2019, ont pour elles la magie de la facilité de configuration et d’utilisation au quotidien, ainsi qu’une bonne autonomie pour des écouteurs true wireless. Néanmoins, le fait qu’ils soient ouverts nuit souvent au confort d’écoute surtout dans les environnements bruyants. Avec les AirPods Pro, Apple promet de corriger ce problème et d’améliorer l’expérience générale. Avec succès ?

Un nouveau design pour plus de confort…

Fini le design ouvert, facile à glisser dans une oreille mais pas toujours adapté à une écoute de qualité. Les AirPods Pro adoptent une approche intra-auriculaire plus compacte… et très légèrement plus lourde. Certains grimaceront, car les intra-auriculaires ont leurs détracteurs. Néanmoins, en l’espèce, Apple offre un beau confort ergonomique.

Les embouts en silicone souple –  disponibles en trois tailles : petits, moyens et grands – sont facilement interchangeables et se calent bien dans l’oreille. Ils sont d’autre part suffisamment différents pour qu’on sente une différence à les essayer tous. Notons d’ailleurs que si vous avez un doute sur l’embout à choisir, il est possible de réaliser un petit test depuis les réglages des AirPods, qui vous dira si votre oreille est bien scellée avec la taille retenue. A vous ensuite de sentir s’il vous faut un peu plus large ou au contraire plus étroit.

Dans tous les cas, les oreillettes sont suffisamment compactes et discrètes pour qu’on puisse les porter quand on tente de s’assoupir, dans un avion par exemple. Même la pression d’un oreiller ne les délogera pas ou ne les enfoncera pas davantage.

Avec l’arrivée de l’intra-auriculaire, les AirPods tiennent encore mieux dans l’oreille, ce qui en fait des compagnons parfaits pour qui aime aller courir ou faire du sport en musique. Les AirPods Pro sont d’ailleurs résistants aux éclaboussures et à la sueur (IP4X). La baignade est en revanche formellement interdite… ou en tout cas déconseillée.

Enfin jouir du son… sans entrave

Le design intra-auriculaire a également l’avantage de permettre une meilleure orientation du son dans l’oreille. On entend davantage les nuances sonores et on profite d’un son équilibré et clair. La plage de fréquences couvertes est large sans effondrement, avec un bon maintien dans les médiums et les aigus. Les basses nous ont semblé un peu plus présentes, sans devenir omniprésentes, mais il est difficile de savoir si c’est le traitement du signal qui produit cette impression ou si c’est le format intra-auriculaire.
En définitive, c’est sans doute une des premières fois qu’on peut vraiment profiter (pleinement ?) de la qualité sonore des AirPods. Quoi qu’il en soit si le son est très propre et assez agréable, il reste assez neutre, sans vraiment de caractère. Apple n’a pas de parti pris, on ne retrouve pas le rendu ample et enrobant des casques Bose ou Sony, notamment le WF 1000-XM3.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Car le format intra-auriculaire est aussi l’élément sine qua non qui permet la réduction de bruit active (RDA) avec un casque true wireless. L’oreille est moins isolée des sons parasites qu’avec un modèle qui la recouvre complètement, mais ce type de dispositif est également plus léger et compact.
En l’occurrence, Apple réussit une très belle performance. La RDA proposée par les AirPods Pro est en effet très efficace. Les sons extérieurs sont étouffés mais parfaitement compréhensibles – dans un environnement particulièrement bruyant, c’est même une bonne façon d’entendre quelqu’un vous parler. Ainsi, si on crie votre nom, vous pourrez le reconnaître, le son est juste amoindri. 

La réduction de bruit active s’adapte parfaitement aux variations de bruit de l’environnement que l’utilisateur porte ses oreillettes dans la rue, dans le métro ou encore dans l’avion. Même quand des bruits se produisent par intermittence ou ponctuellement – sans doute faut-il remercier la puce H1 pour ce résultat. Grâce à un micro tourné vers l’extérieur et un autre vers l’intérieur de votre oreille, elle réalise 200 mesures par seconde pour produire un « contre-bruit », qui couvre celui produit par l’environnement.

Contrairement à certains casques à réduction de bruit, les AirPods Pro ne s’accompagnent pas de la désagréable impression de surpression sur le tympan. La pression à l’intérieur du conduit auditif et celle à l’extérieur sont équilibrées par un petit canal qui permet à l’air de circuler. Le confort s’en trouve renforcé.

La réduction de bruit active des AirPods Pro est excellente. Elle ne nous semble pas démériter face à ce qu’offre la concurrence – même si une fois encore, du fait du facteur de forme, l’oreille n’est pas aussi bien isolée qu’avec un casque circumauriculaire. Mais, comme la plupart de ses concurrents, Apple a également eu la bonne idée de proposer un mode Transparence. Quand elle est activée, depuis les AirPods Pro ou depuis l’iPhone, cette fonction permet d’entendre ce qui se dit à l’extérieur, très clairement sans avoir à ôter (si ce n’est par politesse) les écouteurs de ses oreilles. C’est particulièrement pratique pour répondre à quelqu’un qui vous interpelle brièvement ou pour écouter une annonce sonore dans un train ou un avion.

Le mode Transparence est d’autant plus plaisant à utiliser qu’il ne provoque pas le petit souffle que ce genre de fonction produit souvent. C’est une belle réussite.

La pression à la place du tactile

Un représentant d’Apple nous expliquait lors de la présentation des AirPods Pro que les équipes sont parties du principe que tapoter un écouteur qu’on s’est logé dans l’oreille n’est pas forcément très agréable. La surface tactile des AirPods, qui permet de les tapoter pour accéder à certaines commandes, est donc remplacée par un capteur de pression. Il se trouve sur l’extérieur de la courte tige verticale des AirPods Pro.

Légèrement aplanie, cette surface se trouve très facilement du bout du doigt, même s’il faudra s’habituer à exercer la pression au bon endroit. 

Si nous n’avons pas rencontré de problème pour les pressions brèves, en revanche, il nous arrive encore régulièrement de ne pas réussir à activer du premier coup le mode Transparence, qui nécessite une pression longue. Sans doute est-ce une question de pression qui doit être franche et bien répartie d’emblée. En tout cas, le petit cliquetis, destiné à confirmer la pression, est convaincant et accompagne bien l’utilisation de cette surface au quotidien.

C’est donc grâce à cette surface qu’on va pouvoir activer le mode Transparence, ou passer un morceau, mettre en pause ou revenir au morceau précédent, en fonction du nombre de pressions qu’on exercera.

Ce qu’on regrette davantage, c’est que cette surface tactile ne permette pas de contrôler le volume sonore. Il faut pour cela passer par le périphérique auquel les AirPods Pro sont connectés, que ce soit l’iPhone, un iPad, une Watch ou un Mac.
Bien entendu, on pourra toujours invoquer Siri d’un simple « Dis Siri » afin de régler le volume. On pourra aussi demander à l’assistant de nous calculer un itinéraire, de lancer un morceau, d’appeler un contact, etc. Tout cela sans sortir le smartphone de sa poche, pour peu que Siri daigne sortir des limbes dans lesquelles elle se terre parfois.

Le pouvoir de l’intégration

Bien évidemment, l’activation vocale de Siri n’est qu’une des manifestations de l’intégration avancée des AirPods Pro dans l’écosystème d’Apple. Comme pour les deux premières générations d’AirPods, la configuration ne prend pas plus de quelques secondes et se résume à ouvrir le boîtier des AirPods Pro à côté d’un iPhone, puis à valider l’appairage. Au quotidien, le temps de glisser les écouteurs dans ses oreilles et ils sont connectés à votre téléphone ou iPad. Un rapide passage dans les widgets vous indiquera le taux de charge de chaque oreillette et celle du boîtier. De même, vous pourrez facilement activer le mode Transparence ou la réduction de bruit depuis le Centre de contrôle. L’intégration est parfaite… ou presque. 
Pourquoi presque ? Parce qu’Apple n’a toujours pas trouvé la solution pour qu’on puisse facilement se connecter à un iPhone puis dans la foulée à un iPad avec ses écouteurs sans avoir à aller faire un tour dans les réglages Bluetooth pour forcer la connexion.
Il serait génial, pour ne pas dire parfait, d’écouter de la musique sur son iPhone et quand on lance une vidéo sur son iPad qu’une petite fenêtre propose de basculer le son sur les AirPods Pro.

Une autonomie qui tient ses promesses

Les deux premiers modèles d’AirPods réussissaient à assurer la magie de l’utilisation ainsi qu’une autonomie très honnête et conforme aux promesses faites par Apple. Qu’en est-il des AirPods Pro ? L’autonomie mesurée avec la réduction de bruit désactivée est légèrement inférieure à la promesse faite (4h48 contre 5h). En revanche, la bonne surprise a été de constater que la réduction de bruit active n’a qu’un faible impact sur les performances des batteries.

Un retour dans le boîtier pendant cinq minutes est censé recharger les AirPods Pro pour leur permettre d’assurer une heure d’écoute. Nous avons atteint les 43 minutes pour cinq minutes de charge. L’heure n’est donc pas au rendez-vous, mais le résultat est plutôt honnête.

Car, vous l’aurez compris, comme tous les casques true wireless et comme ses aînés, les AirPods Pro font le plein d’énergie quand ils rentrent à la base. Le boîtier des AirPods Pro, comme celui des AirPods lancés en juin dernier, peut être rechargé de deux manières, soit avec un classique câble Lightning (celui qui est livré se connecte en USB-C), soit grâce à la recharge sans fil (technologie Qi). Une petite LED en façade indique l’état de charge du boîtier. Apple aurait pu toutefois l’utiliser pour donner davantage d’information sur la charge du boîtier ou des oreillettes.

Dans les faits, dans un cadre d’usages quotidiens classiques (hors, vol transatlantique ou utilisation intensive pour des appels « marathon », nous ne sommes jamais trouvés à court de batterie dans nos AirPods.





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