Cameroun: Spectacle – A l’écoute de Kareyce Fotso


L’artiste a emprunté les oreilles du public pour des chansons inédites la semaine dernière à l’Ifc de Douala.

Plus qu’un double concert, un concept. En effet, Kareyce Fotso, sur la scène de l’Institut français du Cameroun, antenne de Douala, les jeudi 7 et vendredi 8 novembre 2019, n’était pas là pour un simple spectacle de musique. « Vous êtes mon oreille ce soir. Je vous propose des nouvelles chansons et vous m’aiderez à choisir pour mon prochain album. Ce n’est pas un concert, c’est un partage », a-t-elle annoncé au public. Un album, le quatrième, dont on ne connaît pas encore le titre, prévu au premier semestre 2020, entièrement dédié aux femmes.

On a donc eu droit à une double séance d’écoute pour près d’une dizaine de chansons. Mais il n’a pas seulement été question du futur. Kareyce a ainsi embarqué la salle pour un voyage vers le passé, de «Mulato », son premier opus sorti en 2009, à« Mokte » en 2014, en passant par « Kwegne » en 2010. Pour le plus grand bonheur des fans, encore plus nombreux vendredi que jeudi. Sur la scène, ils ont pu admirer une Kareyce Fotso showoman comme d’habitude, donnant la pleine mesure de ses talents d’artiste pluridimensionnelle : Chanteuse, instrumentiste guitariste-percussionniste, danseuse, conteuse…

Et au-delà du show musical, il y avait le lien humain établi avec ses histoires toujours plus drôles que la dernière fois, avec plein de rires. Elle insistera : « On est en famille. On est au village. » La famille, c’est aussi l’Ifc, où la chanteuse a tenu à donner ses deux spectacles : « C’est l’une des premières salles à avoir accueilli mon spectacle de manière professionnelle il y a plus de dix ans. C’était un peu comme un retour à la maison. » La famille, c’est également les autres artistes. Comme la jeune Share’On qui a assuré la première partie. Comme Sanzy Viany, fille eton chantant en ghomala.

Comme Danielle Eog, l’illimité talent. Mais surtout, comme ces jeunes musiciens que Kareyce accueille à la Case des arts à Yaoundé et dont elle a voulu montrer le talent : Frédéric Dipita à la basse, Hervé Kuipo au piano, Stéphane Ndie aux percussions. Aux côtés des deux musiciens professionnels, Philippe Wandji à la batterie et Michel Mbarga à la guitare, son chef d’orchestre.



allafrica

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