Le drapeau du Maroc brûlé à Paris, indignation dans le royaume



Le drapeau marocain a été profané lors d’un rassemblement organisé à Paris en hommage à Mohcine Fikri, mort en 2016 à Al-Hoceima, dans le Rif, broyé dans un camion-benne. Son décès avait déclenché une vague de contestation. Mais l’atteinte à la bannière nationale a suscité l’indignation, reléguant les revendications des Rifains au second plan.

“Réunis à l’appel de Nasser Zefzafi ce 26 octobre à Paris, plusieurs milliers de Rifains ont marché pour commémorer la mort, il y a trois ans, de Mohcine Fikri. Un rassemblement qui se voulait pacifique, mais qui a été marqué par l’embrasement d’un drapeau marocain par une frange séparatiste”, relate TelQuel.

Même son de cloche sur le site Le Desk : “Le drapeau du Maroc a été piétiné puis brûlé par certains manifestants qui réclamaient l’indépendance du Rif lors de la marche organisée samedi 26 octobre à Paris à la suite de l’appel lancé par Nasser Zefzafi, leader du Hirak [mouvement de contestation] rifain condamné à vingt ans de prison, à l’occasion du troisième anniversaire du décès de Mohcine Fikri [qui] avait déclenché une vague de protestations dans cette région du nord du pays.”

La bannière profanée lors de la marche dans la capitale française. C’est finalement cet événement qui marquera les esprits. “L’emblème national a été piétiné et ensuite brûlé par des participants qui réclamaient l’indépendance du Rif et brandissaient des drapeaux de la république établie par Mohamed Ben Abdelkrim El-Khattabi de 1921 à 1926 dans une grande partie du Rif”, relève Yabiladi, qui ne manque pas de préciser : “Pour rappel, le Code pénal punit de six mois jusqu’à trois ans de prison et de 10 000 à 100 000 dirhams d’amende l’‘outrage à l’emblème et aux symboles du royaume’.”

Un sit-in prévu le lundi 28 octobre à Al-Hoceima devant le siège du tribunal de première instance, là où Mohcine Fikri avait perdu la vie dans des conditions tragiques, a été

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Hoda Saliby





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