Programme budgétaire « Etat civil » : Un taux d’exécution des activités de 34,54% en 2018


Le comité de revue du programme budgétaire « Etat civil », piloté par le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, a tenu sa première session ordinaire de l’année en cours, ce 13 novembre 2019 à Ouagadougou. Le bilan des réalisations de l’année 2018 indique un taux d’exécution de 34,54% des activités programmées, contre un taux d’exécution financière de 61,09%.

Cela fait trois années que la Stratégie d’amélioration de l’état civil est en marche. La première session ordinaire de 2019 du comité de revue du programme budgétaire s’est penchée sur le bilan de la mise en œuvre des activités de l’année 2018. Avec 165 757 000 F CFA dépensés pour l’acquisition de biens et services, 34,54% des activités programmées ont pu être exécutées avec un montant représentant 61,09% des finances prévues. Pourtant, les prévisions d’acquisition de biens et services étaient de plus de 713 millions F CFA.


Comme acquis, le comité a noté l’élaboration d’un plan d’extension de 500 centres secondaires d’état civil ; l’acquisition de 1 030 registres dont 600 registres d’audience et 430 registres de naissance, 42 500 imprimés de fiches-minute, 365 fiches de collecte de naissances au profit des tribunaux départementaux d’arrondissement et des centres d’état civil ; la délivrance de 37 000 jugements déclaratifs d’actes de naissance au profit des populations des régions de l’Est, du Nord, des Hauts-Bassins et du Centre-Sud.


Toutefois, la mise à disposition et le déblocage tardifs des ressources allouées, la non-adoption d’une solution technologique pour l’informatisation du système de l’état civil et l’insuffisance de moyens roulants ont émaillé l’exercice 2018 du comité de revue du programme budgétaire « Etat civil ». Et si la lenteur du processus d’adoption du projet de Code des personnes et de la famille révisé a handicapé les actions sur le terrain, « nous allons regarder ensemble comment faire en sorte que nous puissions mobiliser davantage de ressources et mobiliser davantage les acteurs afin d’améliorer les taux qui ont été présentés », promet Pierre Bicaba, secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale.

Pierre Bicaba, secrétaire général du ministère en charge de l’administration territoriale

C’est dans le but d’améliorer l’efficacité du système de l’état civil au Burkina Faso que ce secteur, placé sous la tutelle du ministère de l’Administration territoriale, a été érigé en programme budgétaire en 2014. Il constitue ainsi un mécanisme de prise de décision entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers impliqués dans la question de l’état civil.

Mariam Ouédraogo

Lefaso.net





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