Agriculture : Les acteurs examinent l’avant-projet de loi sur la gestion durable des sols


Ce 14 novembre 2019 à Ouagadougou, le ministère en charge de l’Agriculture a procédé à l’ouverture de la rencontre des acteurs du monde agricole sur la protection des sols. A cette rencontre, il s’est agi pour les participants d’analyser et de valider l’avant-projet de loi encadrant les activités pédologiques et ses projets de textes d’application.

L’adoption de cette loi permettra de règlementer l’activité pédologique et de renforcer les services techniques du ministère, dont le Bureau national des sols (BUNASOLS).

Accompagner et renforcer le rôle régalien de l’Etat et de ses structures techniques dans la prévention des mauvaises pratiques d’exploitation des sols. C’est l’objectif du ministère en charge de l’Agriculture à travers cette rencontre organisée avec les partenaires du monde agricole pour examiner et valider l’avant-projet de loi encadrant les activités pédologiques et ses projets de textes d’application.

Durant ces deux jours, les participants vont examiner l’avant-projet de loi portant gestion durable des sols, les trois avant-projets de décrets d’application, le projet de rapport en conseil des ministres, etc. Gérés par des acteurs qui ne disposent pas de connaissances en la matière, les sols sont confrontés à des mauvaises pratiques et au changement climatique.

Des participants

Ainsi, d’année en année, les sols connaissent une exploitation inappropriée avec pour conséquence la dégradation effrénée et la baisse continue de leur fertilité. « En l’absence de textes législatifs, les services techniques, dont le Bureau national des sols (BUNASOLS), se trouvent dans l’incapacité d’agir et assistent ainsi impuissants à la détérioration continue et accélérée de cette ressource de premier plan », a regretté le ministre en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo.

La dégradation des terres menace la production agricole, sylvicole, pastorale et compromet les efforts vers la sécurité alimentaire. Face à ce constat, il y a urgence à envisager de mettre la question des sols au centre des débats afin qu’ils puissent bénéficier d’un statut juridique spécifique. C’est pourquoi il est nécessaire d’intervenir pour encadrer les actions d’exploitation des sols sur toute l’étendue du territoire national et permettre au BUNASOLS de disposer de textes pour mieux lutter contre les mauvaises pratiques d’exploitation des sols au Burkina. D’où cette rencontre pour règlementer l’activité pédologique à travers la validation de l’avant-projet de loi portant gestion durable des sols et ses projets d’application.

« Pour une gestion durable des sols, il s’avère alors impérieux d’intervenir et d’encadrer les actions d’exploitation des sols », a souligné le ministre Salifou Ouédraogo.

Nonobstant les efforts pour rendre le secteur agricole plus dynamique, la situation des sols demeure fragile avec une productivité faible et décroissante. Il est donc important de prévenir les mauvaises pratiques d’exploitation des sols pour que ces ressources puissent bénéficier aux générations futures. Et c’est à cette fin que les textes législatifs donneraient plus de portée aux mesures de prévention des pratiques non-recommandées.

En rappel, le Burkina Faso possède environ 9 millions d’hectares de terres cultivables dont l’exploitation efficiente permettrait une croissance accélérée et durable du secteur agricole, gage de sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et de développement économique et social du pays.

Issoufou Ouédraogo

Lefaso.net





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