Algérie: Festival de danse contemporaine – Une nouvelle génération de danseurs algériens émerge


Alger — Des chorégraphes et des danseurs algériens émergents, créatifs et aux ressources certaines, auront été la révélation de ce 10e Festival international de danse contemporaine d’Alger qui s’achève mercredi soir et auquel ont pris part des compagnies étrangères remarquées pour leur haut niveau académique.

Consacré aux créations contemporaines, le festival -ouvert samedi à l’Opéra d’Alger- représente un des rares évènements offerts aux danseurs du ballet national, aux quelques compagnies et écoles de danse algériennes, « très rarement visibles » le reste de l’année, observent les familiers du festival.

Cette saison du festival a également permis au public algérois d’apprécier, cinq jours durant, les dernières productions de compagnies et ballets étrangers de renom, qui ne se produisent en Algérie qu’à la faveur de cette manifestation annuelle.

Comme chaque année depuis sa création, le festival a présenté au public les spectacles de grands ensembles internationaux de danse, à l’image entre autres, de la Compagnie portugaise, « Terratcha Flatland », du « Ballet du Théâtre du Bolchoï » et ses danseurs-étoiles, des compagnies malienne « Karemba Studio », syrienne de danse théâtrale « Miral » et la compagnie égyptienne de danse moderne habituées de la manifestation.

Le ballet de l’Ensemble « Arabesque » et le « Ballet du Théâtre du Bolchoï » de Russie, invitée d’honneur du festival, ont ouvert cette 10ème édition en présentant deux programmes différents en lien avec les traditions des deux pays, danses sur les musiques andalouse et chaouie, et « Le pas de deux de la Sylfide » du ballet du Théâtre de Bolchoï, respectivement.

Une scène plus mature

Au plan de de l’organisation, la « centralisation » et le choix d’un seul établissement -l’Opéra d’Alger- pour accueillir cette 10e édition, n’ont pas été des plus pertinents, selon les observateurs qui jugent par ailleurs la promotion de l’évènement « tardive et très insuffisante », avec pour résultat une affluence moindre du public.

Malgré l’absence de noms algériens reconnus de la scène de danse contemporaine, « Dream Team » de Tizi-Ouzou et « Mosta.Stars » de Mostaganem, deux compagnies montantes du sixième art, ont pu présenter leurs nouvelles créations au public à la faveur de cette 10ème édition.

Le 10e festival de de danse contemporaine a également ouvert sa programmation aux prestations en solo, à l’image de de « Dhadjidj Es’Samt » (le bruit du silence) de Abdessamad Seddouk de Sidi Bel Abbès.

Présente au festival depuis plusieurs éditions déjà, cette compagnie a laissé une bonne impression chez le public.

Pour leur part, les danseurs du Ballet de l’Opéra d’Alger, convertis ces dernières années aux chorégraphies contemporaines, ont brillé à ce festival grâce à des thématiques puisées dans le patrimoine ou en lien avec des sujets d’actualité.

Le 10e Festival international de danse contemporaine d’Alger a par, ailleurs, accueilli des masters class organisés au profit des jeunes danseurs issus de différentes écoles et instituts nationaux et de compagnies privées.



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