Au Chili, le pouvoir annonce un référendum attendu sur la Constitution



Un mois après le début d’une violente révolte des Chiliens, le pouvoir et l’opposition sont parvenus à un accord pour lancer en avril prochain un grand référendum en vue de rédiger une nouvelle Constitution.

“C’est une nuit historique pour le Chili et pour la démocratie”, s’est félicité le président du Sénat chilien, Jaime Quintana, en annonçant un accord qui permettra au peuple chilien de se prononcer par référendum sur le projet d’une nouvelle Constitution. La consultation devrait avoir lieu en avril 2020, indique La Tercera.

La “Carta Magna”, la Constitution chilienne, remonte à 1980 et a été adoptée sous le régime de la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1974-1990). Les manifestants qui occupent le terrain depuis le 18 octobre au Chili ont très vite réclamé, parmi leurs revendications, la modification de ce texte qui omet largement la responsabilité de l’État sur des secteurs clés comme la santé, l’éducation ou la gestion de l’énergie. Des secteurs largement aux mains des entreprises privées, dont le coût étrangle de nombreux Chiliens.

Un appel à la paix

Les mesures sociales annoncées par le président Sebastián Piñera et son remaniement ministériel n’avaient pas suffi à apaiser la colère populaire. Mardi 12 novembre, après une intense journée de protestation, le président a lancé un appel “pour la paix, la justice et une nouvelle Constitution” qui s’adressait à la classe politique chilienne.

La Constitution a été amendée à deux reprises par le passé, en 1989 et 2005, sans changer fondamentalement. En 2018, quelques jours avant la fin de son mandat, la présidente Michelle Bachelet avait jeté les bases d’une profonde réforme constitutionnelle, qu’elle avait envoyées au Congrès. Mais son texte était resté lettre morte.

En avril prochain, deux questions seront donc posées aux Chiliens par référendum. La première pour savoir si les électeurs sont favorables à un changement de la Constitution. Et la seconde, pour choisir la méthode : une “convention” entièrement composée de citoyens qui travailleraient sur le nouveau texte, ou une assemblée mixte avec la participation de parlementaires.

Dans son allocution, le président du Sénat a estimé que ce projet constitue “une sortie de crise pacifique et démocratique”, rapporte La Tercera. Dans leurs réactions à l’article, de nombreux lecteurs listent déjà tous les points qu’ils souhaitent voir apparaître dans une nouvelle Constitution.

 

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Lancé en 1950, “La Troisième” est un journal populaire, essentiellement lu par la classe moyenne, qui apprécie notamment ses pages sportives et ses papiers d’information générale. Il tente de faire de l’ombre à son concurrent

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