Cameroun: Centre Pasteur du Cameroun – 60 ans au service de la santé


Le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a 60 ans. Pour saluer le chemin parcouru par cette institution, une série d’activités placées sous le haut patronage du chef de l’Etat sont organisées à Yaoundé depuis le 12 novembre et courent jusqu’en début décembre prochain. Une célébration qui a, selon le directeur général du CPC, le Pr. Elisabeth Carniel, une dimension internationale. « Actuellement, le Cameroun abrite la réunion des directeurs des Instituts Pasteur dans le monde.

C’est une réunion qui arrive pour la première fois au Cameroun et qui permet aux responsables desdits instituts de partager et d’échanger sur leurs expériences », a-t-elle déclaré. La célébration sera également ponctuée par un symposium scientifique international au Palais des Congrès, dès ce jeudi. Les travaux de cette rencontre vont porter sur les avancées dans le domaine de la lutte contre les maladies infectieuses. Une marche sportive est également inscrite au programme ce samedi 16 novembre. D’autres articulations vont meubler la semaine prochaine.

Des journées portes ouvertes au Centre Pasteur du Cameroun les 20 et 21 novembre permettront au grand public de découvrir les activités de cet l’institut. Une campagne de dépistage du cancer de la prostate, de prévention du cancer du foie par la détection du virus de l’hépatite B, et des vaccinations est également au menu des festivités. Pendant tout le mois de décembre, une exposition photos sur le Centre Pasteur sera organisée à l’Institut français du Cameroun. Mardi dernier déjà, Pierre Larrieu, ministre conseiller à l’ambassade de France au Cameroun a reçu les directeurs des Instituts Pasteurs au nom de l’ambassadeur. Le Centre Pasteur est un établissement public camerounais à caractère hospitalier créé en 1959.

Que retenir de l’action du Centre Pasteur en termes d’impact sur l’accessibilité des soins après 60 ans de présence au Cameroun ? Le bilan global est très positif. En 60 ans, le Centre Pasteur n’a pas démérité, au contraire nous avons essayé à chaque fois d’étendre nos activités. Tout a commencé il y a 60 ans avec l’aspect diagnostic, prévention et vaccination. Puis nous nous sommes étendus à la santé publique, à la recherche et à la formation. Maintenant nous couvrons ces quatre missions qui nous sont confiées par le ministère de la Santé publique. Ce qui nous caractérise et qui fait ce que nous sommes est le mot excellence. Cette excellence est due au fait que nous cherchons en permanence à nous améliorer et à atteindre les standards internationaux, que ce soit dans les analyses médicales, dans les activités de santé publique et dans la recherche.

D’ailleurs tout ceci est attesté par le fait que le Centre Pasteur qui est un établissement public camerounais à caractère hospitalier est au cœur du système de santé au Cameroun. Quelles sont les difficultés que le Centre affronte au quotidien ? Les difficultés que nous rencontrons sont communes à beaucoup de pays en Afrique. Notamment l’approvisionnement en produits de qualité qui doit venir des pays étrangers. Ils sont coûteux de même que leur transport et tout cela fait qu’ils mettent un certain temps à arriver. Il faut en permanence être prêts à recevoir ces produits et ne pas se retrouver en rupture et en même temps ne pas les accumuler sinon nous nous retrouvons avec des périmés. Autre difficulté, la variation d’électricité qui nous oblige à avoir des onduleurs pour nos automates et équipements. Mais ces onduleurs tombent en panne et ne peuvent plus protéger nos équipements.

En cas de coupure, nos appareils s’arrêtent et à ce moment, il faut reprendre nos analyses à zéro, ce qui retarde la disponibilité des résultats. Après 60 ans, qu’est-ce que vous envisagez comme changement au Centre Pasteur du Cameroun ? Nous comptons évoluer en permanence. Déjà nous ouvrons le Centre Pasteur 24h/24 et 7j/7 pour les analyses médicales. Nous avons des perspectives pour l’année prochaine, améliorer notre accueil et le temps de délai de la prise en charge des patients. D’une part en améliorant les infrastructures avec certains travaux visant à augmenter les box d’enregistrement, et d’autre part, nous mettons en place une plateforme qui permet au malade qui veut être enregistré de le faire en ligne. Et pour le retrait des analyses nous allons mettre en place une application mobile, ainsi le patient n’aura plus besoin de se déplacer pour venir chercher ses résultats. Sur du moyen terme, nous aimerions décentraliser nos postes d’enregistrement et de prélèvement. Sur du long terme, nous voudrions mettre en place une annexe du Centre Pasteur dans la ville de Douala, comme c’est le cas à Garoua.



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