Comment les robots policiers de Knightscope surveillent la population


En vente depuis plusieurs années, les robots sentinelles de Knightscope commencent à être utilisés par des services de police aux États-Unis. Depuis novembre 2018, le département de police de la ville californienne de Huntington loue un robot de la série K5. Doté d’une palanquée de capteurs — Vidéo, GPS, Lidar, ultrasons — celui-ci est capable de faire des rondes de manière autonome en extérieur.

Des documents obtenus par une requête citoyenne donnent, pour la première fois, des détails sur la gestion d’un tel appareil. Ainsi, la location sur trois ans coûte à la ville de Huntington 240 000 dollars, sans compter les frais supplémentaires liés à son transport (entre 1000 et 2000 dollars pour chaque déplacement).

Détection de personnes suspectes

Les documents comportent également une présentation qui montre les capacités de surveillance du K5 et son interface d’administration. Ainsi, le robot est capable d’analyser en permanence les visages des passants et, le cas échéant, de reconnaître des personnes « dignes d’intérêt ». Selon Knightscope, cela permettrait par exemple de détecter la présence de criminels ou de vérifier qu’une assignation à résidence ou qu’un mesure d’éloignement est bien respectée.

De la même manière, le robot analyse de manière automatique toutes les plaques d’immatriculation à proximité. Ce qui lui permet, là encore, de détecter la présence de personnes suspectes.

Le robot collecte également les adresses MAC des terminaux qui disposent d’un module Wi-Fi, probablement en interceptant les trames émises en phase de recherche d’un réseau. Pour les smartphones récents, toutefois, cela ne sert à pas grand-chose, car ils émettent des adresses MAC aléatoires. La véritable adresse MAC n’est révélée qu’après connexion.

Un arsenal de surveillance qui peut faire peur… Mais le robot K5 n’est pas infaillible. En 2017, l’un d’entre eux s’était ridiculisé en se noyant dans un bassin d’eau.

Source : OneZero





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