Conakry : Plusieurs militaires déférés à la maison centrale ce vendredi… | Africa Guinee


CONAKRY-Plusieurs militaires ont été déférés dans la nuit du vendredi à samedi 16 nov. 19 à la maison centrale de Conakry, appris Africaguinee.com de sources pénitentiaires.

Parmi eux, figure le commandant Hassimiou Camara dont la disparition a suscité grand bruit dans la cité. C’est entre 19h et 20h ce vendredi 15 novembre qu’un convoi a déposé quatre militaires à la maison d’arrêt de Conakry. Ils auraient séjournés au camp de Soronkoni avant d’être transférés à Conakry puis auditionnés au PM3. Pour le moment nous ignorons de quoi ils sont reprochés.

 «Ce soir entre 19 heures et 20 heures, 4 militaires récemment arrêtés dont le commandant Hassimiou Camara ont été transférés à la maison centrale de Conakry. J’ignore l’identité des trois autres mais le commandant Hassimiou, je l’ai bien reconnu. Il a l’air fatigué, ses membres inferieurs légèrement enflés. Lui a été conduit à la cale des détenus politiques près du commandant Marcel (le neveu de Dadis Camara, NDLR). J’ignore les noms des autres mais ils sont quatre à avoir été déposés dans la nuit du vendredi ici », a confié sous anonymat une source proche de la maison  centrale de Conakry.

Si certaines familles  connaissent le lieu de détention de leurs proches, d’autres comme celle du colonel Seny Conté mis aux arrêts le 13 octobre 2019, l’inquiétude grandit. L’épouse de cet ancien membre de la garde rapprochée du Général Lansana Condé, se demande à quel saint se vouer.

 « J’aurais appris que mon mari est à Soronkoni. C’est ce qu’on m’a dit lorsque j’ai demandé à ceux qui sont déférés à Conakry. Selon eux,  ils étaient ensemble à Soronkoni. Ceux-là sont arrivés  le dimanche au niveau du  PM3, c’est après audition qu’ils ont été conduits à la maison centrale hier soir  mais mon mari n’est pas dans ce lot. Je m’en tiens à ce qu’on m’a dit, je ne peux pas expliquer ce que je traverse, je suis vraiment abattue » a expliqué Mme Conté Fatoumata Bailo Barry, la voix tremblante.

Interrogé sur cette situation, le directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a indiqué qu’il y a une procédure judiciaire qui est en cours.

« Ils n’ont qu’à laisser le tribunal militaire faire la procédure. Ce n’est pas moi, vous ou les familles qui décidons de la procédure. C’est une procédure judiciaire. Chacun a dit n’importe quoi sur cette affaire, certains même ont écrit qu’ils(les militaires arrêtés NDLR) sont morts ceci et cela, mais vous-mêmes vous avez vu la réalité. On ne peut pas répondre à tout ce que les gens racontent. Tout ce que je peux vous dire, c’est que la procédure sera respectée et chacun sera assistée d’un avocat », a assuré Aladji Cellou Camara.

Alpha Ousmane Bah(AOB)

Pour Africaguinee.com

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