Bobo-Dioulasso : L’Amicale des femmes de la Bank of Africa vole au secours des personnes démunies


L’Amicale des femmes de la Bank of Africa (AF/BOA) a rendu visite, ce samedi 16 novembre 2019, à des associations qui œuvrent dans le domaine de la mère, de l’enfance et des personnes défavorisées dans la ville de Sya. Une manière pour ces femmes de toucher du doigt les réalités que vivent au quotidien les pensionnaires de ces différents centres, et de leur manifester leur solidarité.

Ce sont les pensionnaires de la Cour de solidarité de Colma au secteur 11 et de la pouponnière Den-Kanu au secteur 25 de la ville de Bobo-Dioulasso qui ont bénéficié de cette visite de l’Amicale des femmes de la Bank of Africa au Burkina Faso. A en croire la présidente de l’amicale, Jeannine Bertille Zangreyanogho, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de leur programme d’activités et le choix de visiter ces deux centres n’est pas fortuit.

Les femmes de l’amicale échangent avec la directrice de la pouponnière Den Kanu

« Les deux visites de ce matin s’inscrivent dans le cadre de notre programme d’activités et cette année, nous avons pour programme d’activités de rendre visite et d’aider des associations qui œuvrent dans le domaine de la mère, de l’enfance et des personnes défavorisées dans la ville de Bobo-Dioulasso. Car nous sommes résolument convaincues que dans la poursuite de la plénitude de notre condition humaine, il nous faut sortir de notre zone de confort quotidien et faire front contre les maux qui minent nos communautés. C’est dans cet élan d’empathie et de solidarité que nous pourrons tracer des sillons de joie sur les visages de nos semblables et faire éclore des pépites de bonheur dans leurs yeux », a-t-elle indiqué.

Jeannine Bertille Zangreyanogho, présidente de l’amicale des femmes de la BOA

Ainsi, des échanges avec les responsables des différents centres, les femmes de l’amicale ont pu s’imprégner du fonctionnement et des missions de ces associations qui œuvrent pour le bien-être des personnes vulnérables de la ville de Sya. Aussi, à travers des visites guidées, elles ont pu toucher du doigt les difficultés que rencontres les pensionnaires.

A l’issue de cette visite, l’Amicale des femmes de la BOA, affectée par les difficultés que vivent les pensionnaires de la Cour de Solidarité et ceux de la pouponnière Den-Kanu, a décidé de voler au secours de ces derniers pour leur apporter un peu d’espoir. Un geste d’amour qui vient à point nommé afin de sortir ces personnes vulnérables de leur souffrance. « Après la visite, nous sommes vraiment touchées au plus profond de nous-mêmes. Et nous constatons que notre société a besoin de plus d’amour, de solidarité, d’humanisme pour aider les personnes qui n’ont pas la chance d’avoir du soutien. C’est dans ce sens que nous voulons faire le peu, pour essayer de rendre la vie un peu plus belle, un peu plus gaie pour ces personnes », a laissé entendre la présidente de l’amicale.

La photo de famille à la cour de solidarité de Colma

En effet, les deux associations ont bénéficié chacune d’un chèque d’un million de franc CFA. Ce geste de charité intervient dans un contexte où ces centres font face à des difficultés comme l’insuffisance de ressources financières, matérielles et alimentaires pour une prise en charge adéquate des pensionnaires. C’est pourquoi, cette initiative est appréciée et saluée à sa juste valeur par les bénéficiaires visiblement heureux. Martial Millogo, chef de service de la Cour de solidarité de Colma, a exprimé ses sentiments de joie et de satisfaction. « Nous n’avons pas de mots si ce n’est que dire merci à ces femmes pour ce geste humanitaire à l’endroit des pensionnaires. Leur visite nous réconforte et donne de l’espoir aux pensionnaires de vivre parce qu’ils se sentaient délaissés, abandonnés. Personne ne les considère, et aujourd’hui, nous sommes comblés », s’est réjoui Martial Millogo, avant d’inviter d’autres structures à emboiter le pas de l’amicale.

Martial Millogo, chef de service de la cour de solidarité de Colma

Sœur Agathe Diarra, directrice de la pouponnière Den-Kanu, pour sa part, a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’amicale. « C’est une très belle initiative et nous remercions ces femmes pour cela. C’est une visite qui nous encourage beaucoup dans notre œuvre sociale », a-t-elle indiqué.

Aux dires de la sœur religieuse, la pouponnière « Den-Kanu », qui signifie « l’amour de l’enfant » en dioula, a été créée le 8 mars 1997 dans le souci de venir au secours des enfants qui ont perdu leur mère à l’accouchement, les enfants abandonnés et les enfants de mères malades mentales. Pour une capacité d’accueil de 50 enfants, aujourd’hui le centre compte 36 enfants âgés de deux semaines à neuf ans.

L’amicale a pris pour parrain d’honneur Marcel Bassolé, directeur général adjoint en charge du support à BOA. Selon lui, l’acte posé par ses filleules est « très louable ». C’est pourquoi, il a réaffirmé son engagement à soutenir cette amicale dans la mesure de son possible.

Soeur Agathe Diarra, directrice de la pouponnière Den Kanu

« Cadre d’épanouissement des femmes de la BOA »

Les femmes représentent plus de 50% du personnel de la Bank of Africa. L’Amicale des femmes de la BOA est née en avril 2014, avec pour vocation d’être un cadre de rencontre, d’échanges, de valorisation et d’épanouissement de la femme, selon la présidente Jeannine Bertille Zangreyanogho. Elle vise surtout à célébrer les vertus et bienfaits de l’amitié, de la fraternité et de la solidarité entre les femmes de la BOA et, partant, avec les différentes entités de la banque et les autres composantes de la société en général.

Marcel Bassolé, parrain de l’amicale des femmes de la BOA

« A l’Amicale des femmes de la BOA, nous avons la conviction que chaque amazone peut valablement apporter sa contribution afin de susciter et renforcer la solidarité entre les femmes de la BOA-Burkina Faso, d’aider les femmes de la BOA à prendre conscience de l’importance de leur rôle dans le processus de développement de la banque, de contribuer à l’instauration d’un climat de paix et d’harmonie au sein de la banque, de stimuler la confiance en soi, de sorte qu’elles puissent être impliquées dans tous les secteurs d’activités de la banque, d’établir et de renforcer la coopération avec toutes les organisations nationales et internationales qui œuvrent pour l’émancipation de la femme et de l’enfant », a-t-elle ajouté.

Romuald Dofini

Lefaso.net





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