CPI/ Libération totale de Laurent Gbagbo: De nouvelles preuves irréfutables contre l’ancien Chef de l’Etat.



Les ‘’Gbagbo ou rien’’ (GOR) avaient jubilé hier à l’idée que leur leader regagnera très rapidement son pays en vue d’être candidat à la présidentielle 2020 après sa remise en liberté conditionnelle le 15 Janvier 2019. La Procureure de la CPI, Mme Fatou Bensouda, qui n’a pas encore jeté l’éponge vient de compromettre tous les calculs politiciens des Frontistes ivoiriens. Tout est donc à refaire dans le procès Mme la Procureure de la CPI contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

Madame Fatou Bensouda, Procureure de la CPI, est une femme teigneuse. Dans le jargon franco-ivoirien, on dira ‘’qu’elle ne laisse pas affaire’’, c’est-à-dire, qu’elle n’abandonne jamais. Elle va jusqu’au bout. Dans l’affaire Madame la Procureure contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé poursuivis tous les deux pour crimes contre l’humanité, la Chambre préliminaire par la bouche du juge-président Cuno Tarfusser avait prononcé le 15 Janvier 2019, l’acquittement de l’ancien Chef de l’Etat ivoirien et de son ancien ministre des Sports, Charles Blé Goudé. 10 mois au total sont passés après cette décision d’acquittement vigoureusement dénoncée et condamnée par Madame la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda qui ne s’est pas du tout avouée vaincue. Pendant que les ‘’GOR’’ savouraient cet acquittement et espéraient le revoir sur les rives de lagune Ebrié en vue de faire de lui leur candidat à la présidentielle d’Octobre 2020 en Côte d’Ivoire, la Procureure de la CPI va leur administrer un coup de massue en interjetant appel de la décision ‘’inique’’ du juge-président Cuno Tarfusser. Un coup de théâtre auxquels ne s’attendaient pas ses partisans. Depuis, ils ont perdu de leur superbe. Se contentant d’évoquer un procès politique ou un harcèlement juridique de la part de Madame Fatou Bensouda qui serait ‘’pistonnée’’ par le régime d’Abidjan. Ce qu’ils ont royalement oublié, c’est que quand ils dansaient et jubilaient, la Procureure de la République était en train de travailler à réunir de nouvelles preuves irréfutables pour renvoyer en prison et pour des décennies, le président Laurent Gbagbo et son co-accusé, Charles Blé Goudé. Elle vient de ‘’siffler la fin de la récréation’’ pour ces deux prévenus.

• Les espoirs de la candidature de Laurent Gbagbo ruinés.

Ils avaient tous espéré revoir très bientôt en Côte d’Ivoire, l’ancien Chef de l’Etat ivoirien, dans la perspective de la présidentielle 2020. Le FPI déchante de nos jours. Leur rêve est donc devenu irréalisable. Ainsi en a décidé madame Fatou Bensouda, la Procureure de la CPI. Les chances de revoir de sitôt leur ‘’champion’’ est relégué aux calendes grecques. Pour le retour de Laurent Gbagbo, il faudra encore attendre plusieurs années, semble lancer la Procureure de la CPI de nos jours à ses ‘’fanatiques’’. Revenez, dit-elle sous cape, dans quelques décennies, car ce n’est pas demain qu’il humera de nouveau l’air de la liberté totale. Adieu donc la présidentielle 2020, car Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé n’y participeront pas. Fatou Bensouda tient tête au juge Cuno Tarfusser et veut le confondre en prouvant demain qu’il s’est lourdement trompé en prenant cet acte de justice qui n’en valait pas la peine. A-t-il entraîné le deuxième juge (puisqu’ils étaient trois (3)) dans son erreur judiciaire ? C’est ce que va prouver dans quelques jours Madame Fatou Bensouda, en démontant point par point les arguties du juge Cuno Tarfusser et avec des nouvelles preuves à l’appui. Rebondissement donc en appel de l’affaire Madame la Procureure de la CPI contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. On repart donc à zéro avec la reprise de ce procès. Les calculs politiques des ‘’GOR’’ sont aujourd’hui à l’eau. Il n’y aura point de Laurent Gbagbo dans le starting-block en Octobre 2020. Espoir donc ‘’ruiné’’ pour le FPI qui doit ici rechercher un autre candidat pour la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire.

• De nouvelles preuves irréfutables ?

Qui a dit hier que Madame Fatou Bensouda n’avait pas de preuves contre les co-accusés ? Il faut attendre la reprise de ce procès en appel pour découvrir la face ‘’hideuse’’ de ces deux principaux ‘’bourreaux’’ des Ivoiriens pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Pendant que les ‘’GOR’’ se réjouissaient, échafaudaient déjà des plans de ‘’revanche, de vengeance’’ ou de ‘’chasse aux sorcières’’, Madame Fatou Bensouda était occupée à rassembler de nouvelles preuves pour désavouer le juge-président Cuno Tarfusser et pour renvoyer pour bientôt dans leur cellule de prison, les ‘’principaux cerveaux’’ de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire entre 2010-2011. La Procureure de la CPI a cherché et trouvé les preuves qu’il faut pour les retenir plus longtemps encore dans les liens de la détention. Elle a pris de son temps pour laisser sans voix, juges de la Chambre préliminaire et les ‘’Gbagboïstes’’ demain. Disons que pour la Procureure de la CPI, c’est un ‘’deuxième round’’ qui s’avère palpitant, émouvant et renversant. Il n’y aura pas de ‘’temps mort’’, car elle est désormais sûre de son sujet. Elle va aligner dès l’entame, des ‘’uppercuts’’ à Me Altit Emmanuel et les autres Conseils d’Avocats de Laurent Gbagbo en brandissant ses nouvelles preuves à la face du monde entier. Fatou Bensouda est prête à prendre sa ‘’revanche’’ sur le juge-président Cuno Tarfusser. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en sont conscients et observent un silence radio depuis la relance de ce procès par la Procureure de la CPI. Idem pour les ‘’GOR’’ qui ont également perdu la voix et ‘’maudissent’’ en silence cette ‘’femme teigneuse’’ qui veut aller jusqu’au bout de ce procès comme le déclarait le ‘’Woody’’ de Mama lui-même. De nouveaux témoins viendront enfoncer le clou, en s’appuyant sur des preuves irréfutables qui vont incontestablement confondre les co-accusés.

• Objectif recherché : prouver l’erreur judicaire de Cuno Tarfusser et obtenir leur condamnation.

Pour qui sonne le glas ? Naturellement, c’est pour Laurent Gbagbo et son compagnon de cellule, Charles Blé Goudé. Fatou Bensouda a réussi à provoquer un séisme à la CPI par sa décision d’interjeter appel. Laurent Gbagbo lui-même aurait donné le ‘’punch’’ à Madame la Procureure de la CPI en arguant qu’il ira jusqu’au bout. Elle en veut de même comme Laurent Gbagbo. Et dans ce procès, la ‘’dame de fer de la CPI’’ plie mais ne rompt pas. ’’Elle s’est remise de ‘’ce coup de poignard à elle administré dans le dos et dans la précipitation par le juge-président Cuno Tarfusser. Rien ne sera comme par le passé. L’objectif recherché étant ici de prouver d’abord l’erreur judiciaire des juges de la Première Chambre et ensuite obtenir sans autre forme de procès la condamnation à de lourdes peines de Laurent Koudou Gbagbo et de son ‘’lieutenant’’, Charles Blé Goudé. Cette fois-ci cette ‘’dame de fer’’ de la CPI revient dans ce procès avec ‘’du costaud, un dossier en béton’’. Elle n’est pas là pour amuser la galerie, mais pour les faire condamner. Pour que les âmes de leurs nombreuses victimes reposent en paix et leurs familles satisfaites de voir les deux accusés condamnés effectivement en appel. Temps sombres et nuageux pour le FPI de Laurent Gbagbo, qui ne sait plus à quel saint se vouer, tant les choses pourraient se compliquer davantage pour eux, dans quelques petits mois seulement.

• Adieu, la présidentielle 2020 !

Avec le rebondissement dans l’affaire Procureure contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, il n’y a plus d’espoir pour l’ancien Chef de l’Etat ivoirien quant à sa candidature à la présidentielle 2020 qui est bien en train de s’éloigner du ‘’Woody’’ de Mama. Car, Mme Fatou Bensouda ne lâche pas le morceau et ce n’est pas demain qu’il sera totalement libre de ses mouvements. Adieu donc à la présidentielle prochaine ! Le rêve devient impossible, car aucun délibéré ne sera vidé avant Octobre 2020. Laurent Gbagbo est donc ‘’grillé’’. Pis, si sa culpabilité est prouvée en appel, son casier judiciaire portera la mention : ‘’condamné pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols et assassinats’’. Bonjour une longue détention au sein de la prison de Scheveningen à la Haye aux Pays-Bas. Gbagbo et le FPI seront à jamais ‘’enterrés’’ sur la scène politique en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, les ‘’GOR’’ redoutent cette éventualité et traitent de tous les noms d’oiseaux, Madame Fatou Bensouda qui ne fait que faire son travail : poursuivre les ‘’criminels’’ de guerre. Laurent Gbagbo est donc un homme définitivement ‘’fini’’. Et adieu, la présidentielle 2020 et les suivantes.

Igor Wawayou.



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