Scènes de siège à l’Université polytechnique de Hong Kong



Le conflit atteint un paroxysme, la police cernant plusieurs centaines de contestataires retranchés dans une université. Une médiation est tentée par l’ancien président du Conseil législatif. Durant le week-end, des soldats chinois étaient “spontanément” sortis de leur caserne pour “aider à nettoyer” – en violation de la loi et de la Constitution, selon l’opposition.

Après une semaine d’escalade de la violence, les rues de certains quartiers de Hong Kong étaient toujours le 18 novembre au soir le théâtre d’affrontements entre contestataires et policiers faisant usage de gaz lacrymogènes, de lanceurs de projectiles “non létaux” et de canons à eau. On a dénombré plus de 155 blessés, et des dizaines d’arrestations sont en cours.

Toutes les universités où s’étaient retranchés les étudiants ces derniers jours, et dont les abords avaient connu des combats longs et intenses, ont été évacuées, sauf l’Université polytechnique (PolyU), dans l’est de la presqu’île de Kowloon. Le 16, l’Université chinoise de Hong Kong, la première à avoir été occupée, avait été abandonnée après la médiation de son président. Mais PolyU est cernée de toutes parts par la police antiémeute. Quelques dizaines de jeunes tentant de s’échapper ont été arrêtés à l’aube du 18. Plus tard dans la journée, une autre tentative de sortie a été arrêtée par des tirs de gaz lacrymogènes, selon le live réalisé par le site de la BBC Asia.

De nombreuses vidéos partagées sur les réseaux sociaux ce lundi 18 novembre montrent des scènes violentes de répression, comme celle-ci, publiée sur Twitter par le mouvement prolibertés Demosisto :

Dans ce tweet, le mouvement appelle la communauté internationale à réagir, et utilise le hashtag “Tiananmen2019”, en référence au massacre perpétré par le régime chinois en 1989, et dont Hong Kong commémorait les trente ans il y a quelques mois.

Un appel à trouver une issue au siège a été émis par cinq présidents d’université, dont celui de PolyU, l’évêque Joseph Ha est venu sur les lieux, et de multiples appels à l’aide de la société civile ont été relayés par le journal Apple Daily, mais rien n’y a fait. Dans le quartier de Jordan, à Kowloon, quelques milliers de personnes rassemblées en solidarité avec les étudiants assiégés se confrontaient encore lundi soir à la police, indique le live d’Apple Daily.

Dans la

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Agnès Gaudu





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