Afrique de l’Ouest: Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme – Le GIABA, à l’école de la supervision basée sur les risques


Le juge Kimelabalou Aba, directeur général du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest a présidé hier, lundi, à Saly-Portudal l’ouverture d’un atelier régional de formation des formateurs sur la supervision basée sur les risques aux fins de conformité de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

La rencontre conjointement organisée par le Giaba et la Giz (l’Agence allemande de coopération internationale) regroupe des Etats membres ouest africains, francophones et lusophones dans le but d’échanger et de partager sur les particularités de l’environnement réglementaire et de supervision de l’Union économique et monétaire ouest africaine.

Pour le directeur général du Giaba, le menu de la rencontre pend en compte « un aperçu de l’approche fondée sur les risques ; l’adaptation des pratiques de supervision aux conclusions de l’évaluation nationale des risques ; comment obtenir les informations sur le risque inhérent de Bc/Ft et la détermination des risques Bc/Ft».

Par conséquent, il a dit s’attendre à voir les participants être capacités et dotés de compétences techniques nécessaires pour faire ou répercuter une formation similaire dans leurs pays respectifs.

Selon lui, la rencontre de Saly-Portudal intervient en effet dans une période où le Giaba a démarré son second cycle des évaluations mutuelles avec la prise en compte des faiblesses dans le dispositif de supervision de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Le juge Kimelabalou Aba a en outre insisté sur les cas déclarés d’utilisation détournée du système financier à des fins de blanchiment du produit du crime et de financement du terrorisme dans la région ouest africaine.

Pour autant, il a mis le doigt sur le rôle essentiel du secteur financier et des entreprises et professions non financières désignées dans le développement socio-économique du monde entier.

Pour le directeur du Giaba, les prédations économiques et le Bc /Ft gangrènent la stabilité et l’intégrité du système financier.

Les effets encourus sont du reste une réduction de leur contribution au développement économique et une exposition du système financier international aux mêmes risques.



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