Cameroun: « Ils ont confiance en la résilience du Cameroun »


Quel était l’objectif de la mission tchèque que vous venez de conduire au Cameroun ? Le chef de l’Etat a instruit de retoiletter la relation Cameroun-République tchèque. Sur ordre du président donc, le ministère des Relations extérieures et le ministère en charge de l’économie ont pris la tête d’un groupe de travail allant dans ce sens.

Et le gouvernement a fait officiellement appel à cette chambre Cameroun-République tchèque pour pouvoir les aider dans cette mission qui est en voie d’achèvement. Ce n’est pas la première mission d’une délégation tchèque au Cameroun mais à un tel niveau. Vous avez l’ambassadeur, deux ministres d’importance, à savoir le secrétaire d’Etat au ministère des affaires étrangères et le vice-ministre des finances chargé du budget. Ce qui montre un l’intérêt croissant que la République tchèque a pour le Cameroun. Nous sommes venus avec des opérateurs économiques susceptibles d’intéresser le Cameroun dans divers secteurs.

Quels sont les secteurs qui intéressent les tchèques au Cameroun ? Dans notre pays, il y a l’énergie, et ils ont une expertise certaine dans ce secteur. Il y a l’environnement, un secteur très porteur. Evidemment, il y a la sécurité où ils ont une très grande expertise. La santé aussi, Nous sommes venus avec un projet important en santé, d’une cinquantaine de millions d’euros. Il faut aussi qu’on suscite l’intérêt du Cameroun parce que là aussi il y a à faire, d’où l’intérêt de la chambre qui est la courroie de transmission entre les deux parties. Si on veut faire un bilan, nous allons dire que les officiels tchèques rentrent chez eux avec une idée meilleure, précise du Cameroun. Des lettres d’intentions, des lettres de manifestations d’intérêt ont été signées, notamment dans le domaine de la santé.

La République tchèque opère déjà ici dans le domaine de l’énergie. On s’intéresse beaucoup à la station de stockage de Kribi, et de manière générale à l’industrie pétrolière, au traitement du carburant au raffinage. C’est pour cela que nous étions au Minee. Quels sont les arguments que vous faites valoir pour intéresser les investisseurs ? Il faut commencer par comprendre ce qui motive les Tchèques. Ils sont un peu le trait d’union entre les slaves (Russie) et l’Allemagne. Technologiquement, ils sont très en avance mais ils restent un peu l’usine de l’Allemagne. Comme toute personne qui grandit, la République tchèque veut désormais exister par elle-même. C’est pour ça qu’elle cherche des partenaires réceptifs. Le Cameroun est un bel exemple parce que c’est un peu l’Afrique en miniature. Ils ont dit qu’ils connaissent les difficultés de notre pays. Ils savent qu’on a des problèmes sécuritaires. Ils ne sont pas là pour vendre des armes mais nous donner des conseils. Ils disent que lorsque vous soutenez un ami en difficulté, il se souvient de vous lorsque ça va mieux. Ils ont confiance en la vitalité et en la résilience de notre pays. C’est pour cela qu’ils s’engagent sans réserve.



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