Manifestations en Iran : une répression féroce



La colère a envahi les rues en Iran. À Téhéran, à Ispahan et dans plusieurs autres villes du pays, les habitants manifestent après l’annonce, le 15 novembre, de la hausse soudaine du prix de l’essence.

Il est prévu de doubler le prix du carburant pour les 60 premiers litres achetés chaque mois. Au-delà de cette quantité, le prix du litre doit tripler. Pour le gouvernement iranien, il s’agit de lever plus de 2,55 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d’euros) pour aider les 18 millions de familles les plus pauvres du pays.

Mais cette mesure ne passe pas : les Iraniens, déjà lourdement affectés par la perte de valeur de leur monnaie et un chômage croissant, sont pris à la gorge par les sanctions américaines décidées depuis le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire en mai 2018.

Face à la colère de la population, il y a la répression, comme le met en avant le dessinateur iranien en exil Kianoush, représentant ici le guide suprême Ali Khamenei. Internet a été coupé dans le pays, les informations et les images circulent difficilement, ce qui rend difficile l’évaluation du nombre de victimes des manifestations. Dans son édition du 19 novembre, le quotidien ultraconservateur Kayhan a menacé de “pendaison par une corde” les “voyous” [les manifestants] qui ont été “payés” par les ennemis de l’Iran, et soutient :

Le crime des perturbateurs est ‘la lutte armée contre le gouvernement d’un imam ou d’un leader religieux’ et dans la charia (la loi islamique) et dans la loi du pays, il est passible de la peine de mort”.





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