seulement 12% des établissements du Tchad disposent des toilettes


Les toilettes des établissements scolaires du Tchad notamment de N’Djamena ne répondent pas aux normes d’hygiènes, selon un constat fait par la Rédaction.

De l’école communale de Chagoua dans la commune du 7ème arrondissement en passant par l’école d’Abena en allant au lycée d’Amtoukoui, de Walia, Felix Eboué, le constat est le même. L’état de salubrité des toilettes de ces établissements laisse à désirer.  Ce sont des établissements primaires tant secondaires.

C’est encore déplorable le cas des universités de
N’Djamena. A la faculté des sciences de l’éducation, des sciences juridiques et
économiques par exemple, l’on ne peut se permettre de regarder un instant les
toilettes de cette institution publique. Les urines et excréments sont déposés
en pleine aire. On fait le même constat à la faculté des sciences sociales de
Toukra.

Dans les
établissements primaires et secondaires, les élèves font leurs besoins en
dehors des toilettes. Parfois, c’est par manque des toilettes appropriées. Sinon,
c’est l’état insalubre des toilettes qui poussent ces jeunes élèves à déféquer
à l’air libre ou derrière les salles de classes. Généralement, les toilettes ne
sont pas curées même quand elles sont pleines. La plupart de ces toilettes sont
mixtes.

Seulement 12% des
établissements du Tchad disposent des toilettes pour élèves, selon les
statistiques rendues publiques récemment par l’Unicef. Bon nombre de toilettes
de N’Djamena ne répondent pas aux normes d’hygiène. Pire encore, la qualité des
aliments vendus dans les écoles sont loin de remplir les critères hygiéniques.
Ces derniers sont conservés dans des conditions insalubres. Ce qui n’est pas
sans conséquences sur la santé des élèves.

Si dans certains établissements scolaires, c’est l’état
des toilettes qui sont à l’origine de ce comportement, dans d’autres
établissements, seuls les membres de l’administration ont accès aux toilettes.

La santé des enfants
dépend de la propriété des toilettes. Les filles courent encore plus de
risques de contracter des maladies infectieuses en utilisant ces endroits sales.
Cependant, les responsables des établissements publics que privés doivent prendre
leurs responsabilités afin de garantir la propriété des toilettes et contrôler
les aliments vendus dans leurs écoles.

 Nguena Oundoum Cynthia, stagiaire





tchadinfos

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