Afrique de l’Ouest: Accès aux services financiers – Le gouverneur de la BCEAO salue la progression dans l’espace communautaire


La deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière dans l’Uemoa a été ouverte hier, lundi 18 novembre. Une occasion pour le gouverneur de la Bceao Tiémoko Meyliet Koné, de saluer les progrès obtenus dans l’Union en termes d’accès aux services financiers.

La zone Uemoa a connu des progrès importants en termes d’accès aux services financiers avec une progression de 10 points de pourcentage entre 2016 et 2018, selon le gouverneur de la Bceao. Tiémoko Meyliet Koné intervenait lors de l’ouverture de la deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière dans l’Uemoa.

Selon M. Koné, lors de la précédente édition de la Semaine de l’inclusion financière, nous nous sommes penchés sur le rôle de l’inclusion financière comme levier du développement économique et social, en particulier pour les pays émergents. Il dit constater à cet égard, et avec satisfaction que les recommandations issues de cette édition ont permis à certains pays de l’Union d’engager des réformes d’envergure, qui concourent à la création d’un écosystème favorable à l’inclusion financière et qui sont à saluer.

«Je voudrais citer, à titre d’illustration, l’ouverture, à tous les prestataires de services financiers, dans certains pays, de la technologie qui permet d’échanger des données dans les réseaux de télécommunications, communément appelée « canal USSD ». Les avantages d’une telle évolution sont importants pour le développement de services financiers accessibles aux populations », a indiqué le patron de la Bceao.

«Des avancées sont notées également dans l’élaboration des stratégies nationales d’inclusion financière et de mise en place de groupes de travail sur l’éducation financière. Je constate également les progrès enregistrés en matière d’accès aux services financiers. Le taux d’inclusion financière est ressorti à 57,1 % à fin 2018, contre 47,0 % en 2016, soit une augmentation de plus de 10 points de pourcentage.

Ces avancées notables sont portées essentiellement par la contribution des services financiers via la téléphonie mobile dont le taux d’utilisation ressort à 34,0% en 2018 », a-t-il révélé. Il affirme que cet apport de la monnaie électronique s’est traduit dans l’Uemoa par une augmentation du nombre de comptes de monnaie électronique ouverts, qui s’est situé à plus de 62,9 millions en 2018 contre 18,2 millions en 2014. Le nombre de transactions, quant à lui, est passé de 0,3 milliard en 2014 à 1,9 milliard en 2018, soit de 3.760 milliards de FCFA à 23.534 milliards de FCfa.

Selon le patron de la Bceao, les évolutions perceptibles de l’écosystème financier de notre Union indiquent que les progrès en matière d’inclusion financière seront tirés notamment par les paiements numériques, les politiques gouvernementales de digitalisation et le développement des services financiers de seconde génération via la téléphonie mobile.

Ces projections sont corroborées par les résultats des récents travaux menés par la Banque centrale pour la construction d’un indice synthétique d’inclusion financière pour les pays de l’Uemoa. Indice qui révèle d’ailleurs que les perspectives d’amélioration de l’inclusion financière résident dans l’exploitation des opportunités offertes par les nouvelles technologies. Il est d’avis que la transformation numérique est aujourd’hui un sujet d’actualité, aussi bien pour les économies développées que pour les pays émergents et en développement.

«En effet, notre environnement se trouve dans une phase de mutation accélérée vers une économie ouverte et connectée, caractérisée par l’arrivée de nouveaux acteurs, tels que les Fintech, les géants d’Internet et du mobile dont les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazone et Microsoft).

Ces intervenants d’un genre nouveau ont bouleversé l’écosystème financier ainsi que le mode de fonctionnement habituel des institutions financières, des pouvoirs publics, des entreprises, des organisations et des populations. Ils interpellent aussi les régulateurs et les Gouvernements dans leurs missions fondamentales de battre monnaie et de veiller à la stabilité et à l’intégrité financière, tout en protégeant les déposants », souligne le gouverneur de la Bceao.



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