Trump et la colonisation, une question de politique intérieure américaine



Selon cette éditorialiste du quotidien israélien de gauche, l’annonce du président américain sur la colonisation en Cisjordanie est à interpréter comme un nouveau geste envers ses électeurs évangéliques américains.

Après avoir réduit l’aide financière accordée à l’Autorité palestinienne et à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et les hauteurs du Golan comme faisant partie du territoire souverain de l’État hébreu, les États-Unis n’avaient plus qu’un atout dans leur manche. Et le gouvernement Trump vient généreusement de le jouer maintenant, en annonçant, en contradiction avec le droit international, que les implantations de colons en Cisjordanie n’étaient pas forcément “illégales” aux yeux de Washington.

Tout comme les déclarations à propos de la souveraineté israélienne sur Jérusalem et le Golan – et peut-être plus encore du fait des implications pour les Palestiniens, surtout dans la zone C –, cette nouvelle proclamation a également un impact avant tout symbolique et émotionnel, du moins pour l’instant.

La situation sur le terrain ne va pas changer du jour au lendemain, pas plus que le droit international ne sera modifié uniquement parce que les États-Unis ont décrété qu’ils ne le respectaient plus. Au niveau gouvernemental, et malgré les déclarations enthousiastes du département d’État, certains changements bien réels

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Noa Landau

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Premier journal publié en hébreu sous le mandat britannique, en 1919, “Le Pays” est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens.
Aujourd’hui situé au centre gauche, Ha’Aretz a toujours cultivé une ligne

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