beaucoup de bruit pour pas grand-chose



Pour la presse conservatrice américaine, les audiences publiques de la procédure d’impeachment de Donald Trump n’ont pas produit les révélations explosives attendues. Si le président a vraisemblablement abusé de son pouvoir face à son homologue ukrainien, il n’a rien fait qui mérite une destitution.

Les audiences de l’enquête de destitution de Donald Trump se poursuivent, mais pour le Wall Street Journal, la principale information à en retenir, c’est “le peu d’informations nouvelles que nous apprenons au sujet du président Trump et de l’Ukraine”.

Dans un éditorial, le quotidien conservateur souligne que les différents témoins entendus depuis mercredi 13 novembre ont dévoilé certains détails, “dont beaucoup ne sont pas flatteurs” sur la façon dont la politique est élaborée par le gouvernement Trump, mais qu’aucun ne suggère “de crime ou d’infraction passible de destitution”.

Le Wall Street Journal revient ainsi sur l’audition le 20 novembre de Gordon Sondland, ambassadeur américain devant l’Union européenne. Le diplomate a reconnu que Trump lui avait ordonné de demander à l’Ukraine d’enquêter sur le démocrate Joe Biden et son fils en l’échange d’une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche.

Trump avait une “vision négative de l’Ukraine”

Mais pour le quotidien, son témoignage confirme essentiellement que “Trump avait une vision négative de l’Ukraine”, qu’il “hésitait à continuer à apporter” au pays une aide militaire américaine et qu’il avait demandé à Sondland et à d’autres de travailler avec son avocat personnel Rudy Giuliani pour presser Zelensky d’

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Nicolas Coisplet





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