Burkina Faso : Un « retraité malgré lui » en appelle au Président du Faso et au Premier ministre


Dans la lettre ouverte ci-après, Monsieur NIKIEMA Tinga Issa, matricule 22 316, Instituteur Certifié à la retraite interpelle le Premier ministre et le Président du Faso sur les conditions de sa mise à la retraite. Des conditions dont il doute de la légalité. Aussi, il se dit victime d’injustice sur ses cotisations sociales à d’autres niveaux-dans le privé notamment. Il y pointe une corruption grandeur nature. Las selon lui, d’avoir attiré l’attention des autorités de tutelle, il en appelle aux deux premiers responsables de l’exécutif pour « un peu de justice à son égard ».

EXCELLENCES,

Permettez-moi de vous présenter trois (03) situations plus ou moins importantes, que vivent un certain nombre de victimes innocentes impuissantes !

Certes, l’idéal aurait été ce que beaucoup ont chanté dans le passé : ‘‘ L’homme qu’il faut à la place qu’il faut !’’De nos jours, cela parait un vœu pieux !

Cependant, en tant que Premiers Responsables du Burkina Faso, le pays des hommes intègres, bien que vous ne puissiez pas suivre individuellement ceux que vous avez nommés sur la base de la confiance, pour servir la grande majorité de vos Concitoyens, il vous faut néanmoins répondre de certains de leurs actes en cas de nécessité absolue !

De la première affaire troublante me concernant, voici les faits en résumé :

Par un concours fâcheux de circonstances, je me suis retrouvé « mis à la retraite » après plus de seize (16) ans d’abandon de poste !

Comme quoi l’on ne fait pas toujours ce qu’on veut ! L’ensemble des pièces de ce Dossier à ce jour 18 Octobre 2019, au nombre de vingt-six (26), sont à votre disposition, pour toutes fins utiles.

Le premier Relevé général des Services (RGS), en date du 21 janvier 2015, porte comme durée totale des services 29 ans / 11 mois / 24 jours. Ce qui m’a permis de figurer sur la liste de l’Arrêté n° 2015 – 00507/MFPTSS/SG/DGFP/DSA, portant régularisation de situation administrative et mise à la retraite, daté du 30 Janvier 2015 ;

Dès lors, plusieurs démarches et beaucoup d’explications ont abouti à la constitution de dossier en vue de l’obtention du Certificat de cessation de paiement (CCP).

Ce premier CCP de la série a posé le premier problème majeur, car le dernier bulletin de paie en ma possession date de juillet 1998, lequel salaire n’a jamais été touché jusqu’à ce jour… pour des raisons de santé,… et pour non assistance à personne en danger !

Ce qui a poussé le Directeur de la Solde à adresser une correspondance au Directeur des Ressources Humaines du M.E.N.A. en date du 01 septembre 2015, et dont voici l’essentiel : « Bien vouloir me préciser la position et le poste de travail occupé par l’agent, au regard du fait qu’il n’ait jamais été mandaté sur le SIGASPE jusqu’à son admission à la retraite.

« Pour toutes fins utiles, nous avons été informés par l’intéressé du fait qu’il aurait demandé une disponibilité qui lui aurait été refusée en son temps, sans pour autant qu’il en tienne compte. » Fin de citation.

Beaucoup de détails sont contenus dans la lettre ouverte au Ministre de la Fonction Publique, et au Ministre de l’Education Nationale, publiée dans SIDWAYA n° 8055 du Lundi 7 décembre 2015, page 4.

Au regard des pièces de mon dossier, l’ASCE a jugé ma cause recevable et, en date du 22 décembre 2015, monsieur le Contrôleur Général d’Etat adressait une correspondance à monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, par rapport à ma situation, et dont voici quelques extraits :

« L’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE/LC) a été saisie par monsieur NIKIEMA Tinga, matricule 22 316 S, Instituteur Certifié mis à la retraite en 2015, alors que l’intéressé souffrant de troubles mentaux, a cessé d’exercer depuis 1998.

« Afin de pouvoir l’éclairer sur sa situation, et faire la lumière sur les éventuels dysfonctionnements, je vous fais parvenir l’ensemble du dossier par lequel nous avons été saisis aux fins de clarification ».

Dans sa réponse datée du 06 Septembre 2016, le Ministre de la Fonction publique a reconnu : « Les responsabilités étant partagées dans l’irrégularité consacrée, il me semble mieux indiqué de régulariser sa situation en convertissant ses Avancements constatés pendant la période incriminée en une période en position de disponibilité.

« C’est pourquoi nous avons procédé à la régularisation de son Arrêté de mise à la retraite pour qu’il puisse disposer d’un CCP en bonne et due forme. »

Fin de citation.

Malheureusement, cette habitude de ‘‘l’irrégularité consacrée’’ va perdurer jusqu’à la délivrance de l’IDR, et même jusqu’à la délivrance du 3ème CCP, sans bulletin de salaire, et sans cinq (5) francs au profit de l’intéressé !

C’est ainsi que l’Arrêté n°2016-0803/MFPTSS/SG/DGFP/DSA, portant régularisation de situation administrative et mise à la retraite, fut signé le 03/11/2016, et le RGS rectificatif, qui comportait 16 ans/7 mois et 5 jours de mise en disponibilité, fut signé le 03/11/2016 !

Un nouveau dossier de demande de CCP fut constitué et déposé à la DRH du MENA.

Le CCP n°1 de la série, en date du 23/12/2016 fut signé.

Hélas, le constat fait au ‘‘Bureau TOTAL’’ de la CARFO était simple et sans matière à débat : il y a trop d’accords de mise en disponibilité !…

Toutefois, sans me laisser intimider, le Médiateur du Faso fut saisi en février 2016, mais malgré un Certificat d’Indigence à l’appui, la requête demeura sans suite à ma connaissance jusqu’à ce jour !

Mais qu’à cela ne tienne !

Dans le même temps, suite à des échanges et à des conseils judicieux, j’obtenais le CCP n°2, signé le 22/09/2017 !

Cependant, à la CARFO, on me fit remarquer qu’il me faut absolument le bulletin de mars 2016, car celui de juillet 1998, ne répondait pas aux termes de l’Arrêté rectificatif de 2016 !

J’ai donc poursuivi la lutte jusqu’au jour où, suite à de nouveaux conseils fructueux au niveau des Ressources Humaines du MENA, un dossier de demande de l’Indemnité de départ à la retraite (IDR), fut constitué et déposé le 12 Octobre 2017.

En date du 23 novembre 2017, le mandat de paiement de l’IDR était disponible, et prenait en compte la période allant du 18/03/1985 au 10/03/2015, conformément aux termes du 1er Arrêté de mise à la retraite, et du 1er RGS des 29 ans/11 mois/24 jours !

Ranimé par ce résultat extraordinaire, un nouveau dossier fut constitué et déposé pour la demande d’Avancement d’échelons, qui n’aboutira jamais, car, aux dernières informations, ce dossier a été rejeté pour des raisons inexplicables avec des mots honnêtes !

Cependant, suite à des démarches et à des questions-réponses, à la Direction de la Solde, j’obtenais le CCP n°3 daté du 05 février 2019 !

Mais hélas !… à la CARFO, le refrain était invariable : il me fallait un document attestant la paie du mois de mars 2016, à l’appui, conformément à la mention ‘‘Mutation’’ de ce 3ème CCP : « Admis à faire valoir ses droits à la retraite pour compter du 13/03/2015, suivant Arrêté n° 2016-0803/MFPTPS/SG/DGFP/DSA du 03/11/2016, portant régularisation de situation administrative et mise à la retraite. »

Excellence monsieur le Président du Faso,

Excellence monsieur le Premier Ministre,

Vous avez placé votre confiance en vos Ministres qui, à leur tour, se sont entourés, chacun en ce qui le concerne, de personnes, à priori dignes de confiance, pour la direction et la bonne marche de la lourde Machine de l’Etat !

Aussi, conscient qu’aucun de vous ne peut tout savoir sur ce qui se passe sur toute la chaîne, je l’avais souligné dans une émission interactive : « Bon courage à vous monsieur le Ministre, car votre rôle n’est pas du tout facile : répondre à la place de tous ceux que vous ne pouvez pas toujours contrôler à volonté » !

En effet, parmi ceux qui sont censés aider il y en aura toujours pour saboter !

C’est la raison pour laquelle je me permets de poser ces questions lancinantes :

UN : sur chacun des 3 Certificats de cessation de paiement (CCP) en ma possession, il est écrit : « Mode de paiement : billetage ».

Que signifie cela en français facile ?

Car je n’ai jamais perçu un seul franc des prétendus montants énumérés !

Ces 3 CCP seront-ils de vrais-faux ou de faux-vrais documents officiels ?

DEUX : Si jusqu’en septembre 2015, je n’étais pas mandaté sur le SIGASPE, peut-on me délivrer l’IDR en novembre 2017 en dehors du SIGASPE et sans bulletin de paie ?

TROIS : A quoi peut me servir le CCP n°3 délivré le 05 Février 2019 sans 5 francs et sans bulletin de salaire, tout en sachant qu’à la CARFO, seul le dernier bulletin de paie compte, à savoir celui de mars 2015 ?

Comme le disent certains pédagogues : ‘‘Il n’y a pas de problème sans solution ; il n’y a pas de question sans réponse’’ !

Soit dit en passant, il est à noter qu’à cause de mon parcours professionnel chaotique, aucun de mes enfants n’a pu bénéficier du soutien nécessaire pour une insertion sociale honorable.

A défaut de pouvoir prétendre à un rappel quelconque de quoi que ce soit, me serait-il permis d’espérer des dommages et intérêts pour non assistance à personne en danger ?

Convaincu qu’en tant que Premiers Responsables de ce pays des hommes intègres, toute décision finale vous appartenant, aucun de mes soucis à vous soumis n’est au-dessus de vos compétences !

Aussi, dans l’espoir des réponses et solutions qui soulageront le cœur d’un indigent, père de famille, sur le point d’entrer dans le cercle parsemé d’énigmes des personnes vulnérables du 3ème âge, je vous prie de croire, EXCELLENES, à l’assurance de mes sincères gratitudes anticipées.

Excellence monsieur le Président du Faso,

Excellence monsieur le Premier Ministre,

Le second Dossier perturbant qui me donne du souci est le suivant :

Entre 1981 et 1983, j’ai travaillé dans le Privé comme Surveillant et Moniteur d’Instruction Civique et Religieuse (ICR) au Groupe Scolaire Saint Jean.

Mon employeur m’a déclaré à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et payé mes cotisations jusqu’à hauteur de six cent quatorze mille cent soixante-dix-huit (614. 178) francs.

Ensuite, entre octobre 2006 et juillet 2012, j’ai encore travaillé dans un Privé : la Fédération des églises évangéliques baptistes de toutes les nations (FEEBTN).

D’abord comme pasteur principal d’une église locale située à Noonghin dans l’Arrondissement de Sig-Noghin à Ouagadougou ; ensuite comme Chargé d’ouvrir et de diriger la première école primaire privée de cette dénomination, reconnue par le Récépissé n°2009-595/MATD/SG/DGLPAP/DOASOC, daté du 13 Octobre 2009.

Hélas… pour des raisons de jalousie et de convoitise notoires, j’ai été sucé comme une orange et jeté au bord de la route !

Pire, la Fédération qui a esté en justice sur la base de fausses accusations de vol, au bout de quatre (04) ans de procès au Tribunal du Travail de Ouagadougou (TTO), malgré la bonne volonté et la détermination de ses Avocats expérimentés, a perdu la partie.

Ce qui m’a conforté dans ma foi en cette parole du Dieu de la Bible : « … Si l’on forme des complots (contre toi), cela ne viendra pas de Moi… Toute arme forgée contre toi sera sans effet, et toute langue qui s’élèvera en justice cotre toi, tu la condamneras » !

Extrait d’Ésaïe 54, versets 14 à 17 !

Ainsi, cet échec cuisant fut insupportable, pour ne pas dire inacceptable, pour le Fondateur de l’Association ‘‘Fédération des églises évangéliques baptistes de toutes les nations au Burkina Faso’’ !

Sommé de me déclarer à la Caisse nationale de sécurité sociale, et de s’acquitter des cotisations couvrant la période allant du 1er /10/2006 au 15 Juillet 2012, il s’est exécuté malgré lui, en versant la somme de quatre millions cinq cent soixante-trois mille (4.563.000) Francs CFA.

Profondément déçu et se sentant humilié dans son être tout entier par un Nègre, David Song déclara à son Association qu’il l’abandonnait à son triste sort, à partir de cette année 2019 !

Ainsi, au regard des documents en ma possession intitulés ’’Compte Individuel’’, la sommation totale des cotisations versées à mon compte s’élève à cinq millions cent soixante dix sept mille cent soixante dix huit (5.177.178) francs CFA.

Cependant, sans pouvoir me justifier par un seul Article de Loi leur mode opératoire, la CNSS m’a notifié par une correspondance datée du 20 Février 2019, qu’après examen de mon dossier, j’ai droit à une allocation de vieillesse d’un montant de trois cent trente cinq mille quatre cents (335.400) francs, payable en une seule fois !… A prendre ou à laisser !…

En clair, sur les 5.177.178 F des cotisations en mon nom, la CNSS s’est taillée la part du lion avec 4.841.778 F pour l’Assureur, en ne laissant que 335.400 F pour le pauvre Assuré que je suis, en dépit de leurs beaux slogans et discours charmants !

Lors de certains échanges avec certains responsables, excédé par une certaine hypocrisie non dissimulée, je me suis permis de leur parler des correspondances de la CARFO, qui citent des Articles de lois pour justifier leur position.

Hélas, au niveau de la CNSS, on ne parle point de base légale, car cela relève tout simplement du secret professionnel ! Voire !

Autrement dit, l’application des lois non écrites est de rigueur dans certaines Directions.

Excellence monsieur le Président du Faso ;

Excellence monsieur le Premier Ministre,

Pourriez-vous faire quelque chose dans ce cas précis, afin de me permettre de goûter à la joie d’une heureuse vieillesse, ne serait-ce qu’à travers une dérogation spéciale en ma faveur ?

Enfin, avec votre indulgence, pour terminer, permettez-moi d’ouvrir ce 3ème et dernier Dossier par ces extraits d’une lettre ouverte à monsieur le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, depuis 2017, et qui me tient toujours à cœur :

« Suite à votre appel à dénoncer les écoles privées pirates, le directeur des écoles primaires privées baptistes de toutes les nations, vous lance ce défi : ’’Tant que la corruption et l’impunité seront les deux mamelles de l’enrichissement illicite au Burkina Faso, personne ne pourra fermer les écoles évangéliques baptistes de toutes les nations (EEBTN) !

« Tels sont les propos du tout puissant directeur de ces deux écoles évangéliques dont les assurances sont basées sur les moyens financiers et les appuis politiques du fondateur David Song né Song Young Chan, un Sud-Coréen qui réside à Paris, en France ». Fin de citation.

Il est à noter que :

- une copie de la lettre ouverte a été déposée au Secrétariat Général du MENA le jeudi 07 Novembre 2017, et promesse a été faite qu’elle sera transmise à qui de droit.

Ensuite, des extraits ont été

1- diffusés sur Horizon FM dans l’émission ‘‘Ca va, ça ne va pas’’ le mercredi 04 0ctobre 2017 ;

2 —publiés par le journal Le Quotidien n°2072 du vendredi 13 Octobre 2017, dans la rubrique « Digne d’intérêt », page 7 ;

3 – diffusés le mercredi 18 Octobre 2017 sur Ouaga FM dans l’émission ‘‘Affairage’’ ;

6/9

4 – Enfin, la lettre ouverte a été publiée dans le bimensuel panafricain ‘‘Le Curieux d’Afrique’’ n°35, page 7 !

Au bout du compte, la question qui se présente à l’esprit est :

« Quel avenir pour ces enfants dont l’instruction et l’éducation par l’exemple, sont assurées par des promoteurs sans scrupule ?

Malheureusement, il y en a qui se moquent éperdument de l’avenir des enfants, du pays et même du monde, à court, moyen ou long terme !

Et comme on le dit dans certains milieux, ’’A la suite des voleurs à col blanc, nous assistons à la naissance d’une nouvelle génération de nouveaux voleurs, qui tiennent à s’affirmer ! Et pour eux, c’est TOUT et tout de suite, ici et maintenant !’’

Cependant, l’Administration publique étant une continuité, l’actuel Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, toujours sur la même lancée que son prédécesseur, décidé à lutter contre ceux qui défient la Loi et l’Autorité, me faisait parvenir une correspondance datée du 03 juillet 2018, et dont voici des extraits :

« Par correspondance en date du 07 Septembre 2017, vous me faisiez part, à la suite de mon appel à dénoncer les écoles privées pirates, de la violation des dispositions de l’Arrêté n° 2004 – 005/MEBA/SG/DGEB/DEBPr du 05 Février 2004 portant cahier des charges des Etablissements privés de l’Enseignement de base par le Fondateur des écoles Privées évangéliques baptistes de toutes les nations de Bissighin et de Noonghin, qui ne disposerait pas d’autorisation d’ouverture de ses deux (02) écoles.

« Au terme d’une mission d’investigation de l’Inspection technique des Services de mon Département, effectuée du 09 au 11 janvier 2018, il ressort de ses conclusions que les accusations que vous avez portées à l’encontre du Promoteur desdites écoles sont fondées. En effet, les constats ont établi qu’aucune de ces deux (02) écoles ouvertes respectivement en 2006 et en 2009, ne dispose d’acte de création, ni d’ouverture.

« Toutefois, si des mesures administratives n’ont pas été jusque là prises, ce n’est sûrement pas dû à « la corruption et à l’impunité qui sont les deux mamelles de l’enrichissement illicite au Burkina Faso », mais c’est pour préserver l’année scolaire déjà entamée des neuf cent quatre vingt dix-huit (998) élèves que comptent ces deux ’’écoles primaires privées évangéliques baptistes de toutes les nations. »

Fin de citation.

Excellence monsieur le Président du Faso ;

Excellence monsieur le Premier Ministre ;

Je ne suis pas sûr que si les ACCUSATIONS que j’ai portées à l’encontre du promoteur desdites écoles n’étaient pas fondées, monsieur le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation m’aurait félicité et proposé à une décoration !

Or force est de constater au jour d’aujourd’hui, que les gérants de ces deux écoles, ayant réussi à fonctionner en dehors des 226 établissements déclarés fermés durant l’année scolaire 2018-2019, et ne figurant pas non plus sur la liste des 315 établissements déclarés ‘‘à fermer’’ durant l’année scolaire 2019-2020, chacun peut bomber la poitrine et dire fièrement : ‘‘Le pays nous appartient ! On gère et on assume !’’

Mais si tout est permis, est-ce que cela édifie dans le sens positif ?

Bref, concernant l’Administration publique, j’ai tu les noms des acteurs, car chaque document officiel porte l’identité du signataire.

Par contre, si ailleurs on parle « d’individus non identifiés », permettez-moi ici de nommer ces principaux acteurs des écoles primaires privées baptistes de toutes les nations, car ils sont bien identifiés, bien connus et bien localisés !

A la tête de deux de ses complices, un certain Jacques Ouédraogo, pendant qu’il était encore biblicain de 2ème année, a tente de m’évincer de l’école de Noonghin en gestation, entre 2006 et 2009, mais en vain.

Ayant échoué dans cette malheureuse tentative, afin de rattraper son retard de trois ans, lorsqu’il est sorti pasteur, pour l’année scolaire 2009-2010, il a ouvert en un tour de main une maternelle, un CP1, un CP2 et un CE1 à Bissighin, envers et contre la volonté du fondateur David Song qui, pour sauver la face et l’Association, a toléré l’audace !

Ses enseignants, recrutés par affinité, étaient tous payés par la Fédération.

Cependant, à défaut du bagage intellectuel requis, il a été obligé de faire appel à un de ses amis non membre de la FEEBTN, un certain Ndo A. Xaxier, pour diriger l’école à 3 classes et de la maternelle !

Présentement, avec l’abandon de la Fédération par leur saint patron, David Song, le pasteur Ouédraogo Jacques et le directeur Ndo A Xavier, continuent de jurer par tous les dieux, qu’avec ou sans David Song, ils demeurent puissants et inébranlables sur leurs fondements !

Nombreux sont les Promoteurs qui connaissent les « Conditions relatives à la création, à l’ouverture et à l’extension d’un Etablissement d’enseignement privé ; à l’autorisation d’enseigner et de diriger »

Or, aucun Technicien, ayant un peu de conscience professionnelle, en inspectant ces deux écoles, et connaissant les textes en la matière, n’aura le courage de les autoriser à fonctionner, qu’en fermant un œil et demi sur la réalité !

Hélas ! Jacques et Ndo se moquent du respect de ces Conditions, et pire, pour faire la différence, ils sont décidés à obtenir des titres fonciers, sans Agrément pour la création, ni Autorisation pour l’ouverture !

Et pour cette rentrée scolaire 2019-2020, ces bons et fidèles disciples de David Song, ont même augmenté les frais de scolarité, afin de pouvoir « rendre plus pesantes les enveloppes de la petite corruption » selon l’expression consacrée !

On m’a rapporté que des écoles qui remplissent autant, sinon plus de conditions que ces écoles ont été déclarées ‘‘à fermer’’ durant cette année scolaire 2019-2020, tandis que ces écoles vont fonctionner sans s’inquiéter !

Au regard de tous ces défis réussis, il y en a qui pensent que si l’on ne peut rien contre ces deux acteurs qui sont déjà des Modèles pour certains, ne serait-il pas temps de LEGALISER ce que le tout puissant directeur Ndo A. Xavier, dit tout haut ce que certains pensent tout bas : la corruption et l’impunité, qui sont les deux mamelles de l’enrichissement illicite au Burkina Faso !

EXCELLENCES,

Convaincu que la devise du Burkina Faso qui figure sur tous les documents officiels de notre cher pays vous tient à cœur : Unité – Progrès – Justice ; j’ose espérer un peu de justice à mon égard, par rapport à chacun des trois Dossiers à vous soumis.

Dans l’attente d’une clémence ministérielle, sous le couvert d’une grâce présidentielle, de vos différentes décisions, qui ne manqueront pas de me consoler, je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments respectueux, et de sincère gratitude anticipée.

Ouagadougou, le 18 octobre 2019.

Signé : NIKIEMA Tinga Issa.





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