Congo-Brazzaville: Consommation – Les commerçants sommés d’afficher les prix des produits


Le gouvernement veut s’attaquer à la flambée des prix des produits de première nécessité constatée ces derniers mois sur le marché congolais. En plus de l’affichage des prix, les grossistes sont tenus de délivrer des factures aux détaillants.

« Conformément aux textes en vigueur, il est fait obligation à toute personne physique ou morale exerçant des activités commerciales de procéder à l’affichage des prix pratiqués sur les lieux de vente. Le commerçant grossiste est tenu de délivrer la facture dès la réalisation de la vente et d’en conserver la souche », précise un communiqué daté du 18 novembre.

Dans cette note d’avertissement, le directeur de cabinet du ministre d’Etat, en charge du Commerce, Victor Nguilou-Mpemba, a invité les revendeurs à exiger des factures auprès de leurs fournisseurs, afin de les présenter lors des contrôles effectués par les agents publics.

Face à la spéculation des commerçants, les autorités ont multiplié des mesures, mais qui ne sont pas observées par les intéressés. Dans une déclaration délivrée à Brazzaville, le 20 novembre, le directeur de la Répression des fraudes commerciales, Florian Nicaise M’Voulaléa, a réitéré la fermeté de l’État à l’égard des opérateurs économiques véreux.

Il a annoncé le lancement d’une nouvelle opération de contrôle sur l’ensemble du territoire, dès le 25 novembre, pour, a-t- il dit, assurer le suivi des mesures prises par le ministère de tutelle, voire infliger des sanctions à tout contrevenant.

Florian Nicaise M’Voulaléa botte en touche l’allégation selon laquelle la flambée des prix des produits alimentaires et des produits de première nécessité est due à la grille de péage sur la nationale 1.

« Prenons un carton de cuisses de poulet qui est passé de 7000 à 13000 FCFA. Lorsque vous divisez le poids transporté par les grossistes, on se rend compte que les prix fixés dans les marchés sont largement au-dessus des dépenses liées au péage. Les commerçants doivent se conformer aux prix homologués par le ministère de tutelle », a-t- il insisté.

Enfin, le commis de l’État s’est insurgé contre la commercialisation de certaines boissons, à l’instar de la bière Cuca, qui ne seraient pas soumises au contrôle de qualité. Il s’agit, a-t-il dit, d’une concurrence déloyale à l’encontre de l’industrie locale avec de nombreux risques liés au maintien de l’emploi.



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