« Les forces de la Cedeao ne sont pas mieux placées que notre armée pour sécuriser le pays » – JeuneAfrique.com




Candidat du Madem G-15 à la présidentielle, Umaro Sissoco Embaló, qui fut l’un des huit Premiers ministres qui se sont succédé sous la présidence de José Mário Vaz, affiche une posture de rassembleur à la veille du scrutin. Une nécessité pour lui, puisque son parti, arrivé deuxième aux législatives de mars dernier, n’aurait pas la majorité nécessaire pour former un gouvernement en cas de victoire.


Premier ministre de José Mário Vaz de 2016 à 2018, ex-cadre du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC), Umaro Sissoco Embaló est sorti du rang pour porter les couleurs de sa propre formation politique à la présidentielle du 24 novembre.

Le candidat du Mouvement pour l’alternative démocratique (Madem G-15) à la présidentielle sera opposé à l’imprévisible président sortant José Mário Vaz (Jomav), dont le mandat est officiellement arrivé à son terme en juin, et, surtout, à Domingos Simões Pereira (DSP), le candidat du PAIGC, qui espère prendre sa revanche, quatre ans après avoir été limogé de la primature.

Dans cette campagne, c’est le président sortant que le candidat du Madem-G15, un parti né suite à des dissensions au sein du PAIGC, a choisi d’attaquer avec le plus de vigueur. Umaro Sissoco Embaló, qui ne quitte plus le keffieh rouge et blanc noué autour de sa tête, se pose en rassembleur et aime à mettre en avant le fait qu’il est « un musulman marié à une chrétienne ». Il n’hésite toutefois pas à multiplier les piques envers son adversaire du PAIGC.

Jeune Afrique : À deux semaines de la présidentielle, José Mário Vaz a limogé son Premier ministre Aristides Gomes – le septième depuis le début de son mandat. Quel regard portez-vous sur ce nouvel épisode d’une crise politique qui inquiète la communauté internationale ? 

Umaro Sissoco Embaló : En Guinée-Bissau, nous avons une Constitution qui prévoit que le président élu nomme un gouvernement en prenant en considération le résultat des législatives. Beaucoup d’éléments mériteraient d’être clarifiés dans ce texte. Je ne suis pas là pour juger José Mário Vaz. À lui d’expliquer ce qui l’a amené à prendre de telles décisions.

Dans la Constitution bissau-guinéenne, beaucoup d’éléments mériteraient d’être clarifiés

Pour ma part, je suis candidat à la présidentielle, aussi je n’irai pas plus loin dans ce débat. Ce qui m’importe, c’est l’avenir de mes concitoyens et celui du pays. En revanche, une fois élu, je reviendrai sans aucun doute sur ce dossier.





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