Affaires des policiers et militaires radiés et révoqués en 2011 : La majorité est passée à la caisse, selon le HCRUN


Le président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a annoncé le vendredi 22 novembre 2019 à Manga, que la majorité des policiers et militaires radiés et révoqués en 2011 sont entrés en possession de leurs chèques. Léandre Bassolé a révélé cette information au cours de la 16e journée des communes où il participait comme conférencier.

Le gouvernement burkinabè a décidé d’octroyer une aide sociale aux militaires et policiers radiés et révoqués suite à la mutinerie de 2011. Cette mesure aussitôt annoncée avait été rejetée par certains militaires et policiers. Aujourd’hui, l’on peut dire que ces militaires et policiers n’ont pas suivi les injonctions de leurs premiers responsables.

A en croire le président du HCRUN, Léandre Bassolé, plusieurs d’entre eux sont déjà passés à la caisse. En marge de la 10e journée des communes à Manga, région du Centre-Sud, il a donné une communication sur les actions de son institution.

Ainsi, il a révélé que sur 597 militaires radiés, 529 sont effectivement venus prendre leur chèque. Cela fait un taux de paiement de 88.61%.


Au niveau des policiers révoqués, il a expliqué que sur les 136 concernés, 112 personnes sont passés à la caisse. Cela représente un taux d’effectivité de 82.35%. Ces paiements ont eu lieu entre le 1er octobre 2019 et le 21 octobre 2019. Le président est confiant que tous les concernés finiront par accepter l’aide du gouvernement. Les montants varient de 1,5 millions à 3,5 millions de FCFA. Il a expliqué que certains non -paiements seraient liés à des questions de documents.

Cependant, pour ce qui concerne les anciens députés victimes de l’insurrection, le dossier doit encore franchir des étapes. Léandre Bassolé a indiqué qu’il y a encore des rencontres à réaliser avec les différentes parties. C’est à l’issue de cela que son institution pourrait faire des propositions. En attendant, ces députés doivent encore prendre leur mal en patience.

Dimitri OUEDRAOGO

Lefaso.net





Burkina

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