La position des femmes dans le corps judiciaire en débat


A l’initiative de l’Amicale des fonctionnaires de la justice en partenariat avec l’antenne marocaine de l’Association  américaine des juges et des avocats, la ville des alizés a abrité vendredi dernier une session de formation au profit des femmes fonctionnaires du tribunal de première instance d’Essaouira.
Cette session de formation s’inscrit  dans le cadre du projet de  «mise en œuvre des traités internationaux dans le domaine  des droits de l’Homme devant les tribunaux nationaux» et fait partie d’un programme de renforcement des compétences qui s’est fixé comme objectif, entre autres, la lutte contre toutes les  formes de discrimination à l’égard des femmes dans le milieu du travail, notamment celui de la justice.
Abdessadeck Saaidi, président de l’Amicale des fonctionnaires de la justice, a souligné que  cette session de formation rentre dans le cadre du débat initié par les deux partenaires en vue d’améliorer la présence des femmes dans les postes de responsabilité en particulier dans le domaine de la justice.
«Certes les femmes constituent la moitié des fonctionnaires du secteur de la justice, mais elles n’arrivent toujours pas à occuper des postes de responsabilité similaires à ceux que monopolisent les hommes», a regretté M.Saaidi qui a appelé à une mobilisation collective en vue d’instaurer le principe d’équité dans le corps de la justice et ainsi rompre avec toutes les formes de discrimination contre les femmes.
Pour le président de l’Amicale des fonctionnaires de la justice, le grand enjeu est celui de l’instauration des principes et de la culture des droits de l’Homme dans le domaine de la justice en vue d’appuyer le choix moderniste de l’Etat.
Lahcen Bouhamou, représentant de l’antenne locale de l’Association américaine des juges et des avocats, a mis en avant l’intérêt  de ce programme de formation visant l’amélioration de la position de la femme dans le corps de la justice dans le cadre de la déclinaison du principe constitutionnel reconnaissant la supériorité des traités internationaux ratifiés par le Royaume sur les législations nationales.
«Le projet commence par l’élaboration des programmes et outils pédagogiques au profit des juges, des avocats et des greffiers en parallèle à un programme de formation des formateurs au niveau régional. La deuxième phase consiste en la mise en œuvre d’un programme de renforcement des compétences à l’adresse des trois catégories ciblées par le projet, avant d’aboutir lors de la dernière phase à l’instauration d’une plateforme de coopération entre juges, avocats et greffiers en vue d’optimiser la mise en œuvre des traités internationaux dans le domaine  des droits de l’Homme devant les tribunaux nationaux par le biais d’une série de colloques et de procès symboliques », a tenu à préciser Lahcen Bouhamou à l’entame de la session de formation marquée par une participation active des femmes fonctionnaires du corps de la justice à Essaouira, ainsi que par la forte présence du bureau central de l’Amicale des fonctionnaires de la justice représenté par Said Handaji, Messar Youssef et Mohammed El Jazouli.

 



libe

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