Afrique de l’Ouest: Inclusion financière – L’Uncdf explique sa nouvelle stratégie


L’Uncdf est l’Agence d’investissement des Nations Unies qui facilite l’accès aux capitaux publics et privés à des populations les plus démunis dans les 47 pays les moins avancés du monde. Lors de la deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière, Henri Dommel, directeur de la finance inclusive à l’Uncdf a expliqué la nouvelle vision de l’organisation.

Selon M. Dommel, l’Uncdf s’appuie sur deux modèles de financement : les investissements localisés qui contribuent au financement public et privé soutenant la croissance économique locale et de le développement durable et l’inclusion financière qui permet aux individus, aux ménages et aux petites entreprises de participer davantage à l’économie locale en mettant à leurs dispositions, les outils dont ils ont besoin pour sortir de pauvreté et gérer leurs situation financière.

«Sur ce dernier modèle, nous intervenons au Sénégal depuis 2015 à travers le programme « Mobile Money For the Poor » avec le soutien de la fondation Mastercard.

Au cours de dernières années, nous avons consacré notre temps et nos efforts à bâtir un écosystème favorable aux services financiers ayant stimulé l’utilisation au Sénégal », a-t-il expliqué.

Le groupe de travail qui nous réunit ce matin traduit à son avis, ces efforts de l’Uncdf. Cet espace de dialogue entre les acteurs qui s’est construit au fil du temps a fortement contribué à la dynamique actuelle du marché des services financiers numériques.

«Les derniers chiffres connus sont encourageants à cet égard : 67% de taux d’inclusion financier annoncé par la Bceao , plus de 7 millions de comptes de monnaies électroniques enregistrés , un réseau d’agences qui a quasiment triplé en trois ans et surtout des fournisseurs de plus en plus à l’écoute des clients des besoins des clients pour proposer des services qu’ils demandent et adaptés.

Ces chiffrent montrent les efforts que nous avons tous fournis pour intégrer de nombreux adultes non bancarisés dans le système financier formel », a indiqué Henri Dommel.

Il affirme que l’accès aux services financiers est primordial pour l’inclusion financière mais l’usage l’est davantage encore plus. Il n’a pas manqué de s’interroger pourquoi avoir un compte de monnaie électronique si on ne peut payer la scolarité de son enfant ou ses frais médicaux.

Ils nous incombent en tant que acteurs du secteur de repenser nos objectifs et la question cruciale est de savoir comment nous devons aborder nos efforts pour améliorer la santé financière et le bien être des populations vulnérables.

«L’Uncdf a déjà traduit cette réflexion en action dans sa nouvelle stratégie : « Ne laisser personnes de côté à l’heure du numérique ». Notre vision à travers cette stratégie est de bâtir des économies numériques inclusives », a fait savoir le directeur de la finance inclusive de l’Uncdf.

«L’exclusion économique dans pays a de nombreux visages. Par exemple les femmes qui n’ont pas autant de chances que les hommes de développer leurs affaires ou bien d’avoir même un accès à un compte ; les agriculteurs qui peuplent les zones rurales et pourraient bénéficier de bien plus d’opportunités s’ils maitrisaient mieux l’outil digital : les entrepreneurs pour les besoins financiers et non financiers pourrait être mieux adressés grâce au digital ou encore les jeunes qui constituent la majorité de la populations et qui peinent à s’insérer dans le monde de l’emploi ou bien même à saisir des opportunités économiques », a-t-il expliqué.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle notre nouvelle stratégie est exclusivement orienté vers ces cibles et à qui nous comptons faire profiter des opportunités du digital. Et nous ne pouvons poursuivre ce travail sans nos partenaires : le secteur privé, le régulateur, le gouvernement ainsi que nos homologues.



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