Cinq jours d’activisme pour briser le silence des violences faites aux femmes


La marche contre les violences faites aux femmes organisée par la FSBO en mai dernier © D.R

Comme chaque année, la communauté internationale se mobilise ce 25 novembre pour briser le silence sur les violences faites aux femmes. Au Gabon plusieurs manifestations sont prévues autour du thème  »les violences faites aux femmes, une barrière à l’épanouissement intégral des femmes ».

Dans son discours de circonstance relatif à la célébration de la journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes, la ministre de la Famille, Prisca Koho invite « toute la communauté nationale à se lever pour dire non à ce phénomène avilissant et déshonorant qui menace la cohésion de nos familles et de notre nation et interdit à certains de nos compatriotes d’envisager en toute sérénité leur avenir ».

Aussi, en marge de la thématique retenue par la communauté internationale, à savoir : « en cas de violence, briser le silence », le Gabon a choisi de se mobiliser autour du thème : « les violences faites aux femmes, une barrière à l’épanouissement intégral des femmes ».Une autre façon de rappeler aux témoins de ces violences l’urgence de mettre fin à l’ingratitude en dénonçant les auteurs de ces violences pour mettre fin à l’impunité et à la stigmatisation.

L’événement est marqué par plusieurs activités, à savoir, une table ronde sur la chaîne d’information continue Gabon 24, une cérémonie de remise de prix du concours cinématographique organisée par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba. Mais également cinq jours d’activisme jusqu’au 10 décembre 2019 conformément aux recommandations des Nations unies à l’égard des violences faites aux femmes. Ces journées seront marquées, entre autres, par une large campagne de sensibilisation dans tout le pays sur les violences faîtes aux femmes en partenariat avec les mairies, les forces de l’ordre, les acteurs de l’éducation et les organisations de la société civile.

La journée internationale pour l’élimination de toutes les violences faites aux femmes a été instituée en 1999 par l’Assemblée générale des Nations-Unies. Ces violences sont caractérisées par l’ensemble des comportements violents, individuels ou collectifs dirigés contre les femmes, notamment des agressions physiques, sexuelles ou psychologiques, le harcèlement, la contrainte. Il s’agit également du fait d’exercer sur une personne à l’occasion de travail des pressions, violences physiques ou verbales en vue de l’obtention d’une faveur sexuelle, professionnelle ou financière. Cette journée est l’occasion pour les organisations non gouvernementales et les acteurs étatiques d’organiser des activités pour sensibiliser et conscientiser le plus grand nombre.

Lisa Mboui





gabonactu

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