Un week-end so british en Europe / Europe / Ce qu’il faut retenir du week-end / SOFOOT.com


C’est outre-Manche qu’on a eu droit aux plus beaux frissons européens du week-end, alors que Manchester City a dompté Chelsea (2-1), quand José Mourinho a réussi ses grands débuts avec Tottenham contre West Ham. Arsenal a calé contre Southampton (2-2), quand Manchester United a concédé un nul complètement siphonné sur la pelouse de Sheffield (3-3). Programme plus routinier en Italie, où la Juve a dressé l’Atalanta en commençant à dérouler son football dans le dernier quart du match (1-3). Idem en Espagne ou en Allemagne, où le Real, le Barça et le Bayern ont tous ajouté trois unités dans leur tirelire à points.

L’équipe du week-end : Manchester City

Bluffant malgré la jeunesse de son effectif, le Chelsea de Frank Lampard a donc fini par ployer le genou en championnat ce samedi, pour la première fois depuis la 6e journée. La faute, évidemment, à Manchester City, dont l’orchestration offensive a ambiancé un premier acte délicieusement rock’n roll. C’est pourtant Kanté, servi par Jorginho, qui ouvrait le score, avant que les Skyblues ne mettent la patte sur le match, en plantant deux fois par De Bruyne et Mahrez. La seconde période fut malheureusement plus sage, mais voilà qui ne devrait pas empêcher Pep Guardiola de dormir, alors que ses hommes restent à neuf points de Liverpool et de la tête du championnat.

L’homme du week-end : José Mourinho

Tottenham n’avait plus gagné à l’extérieur en championnat depuis le 20 janvier 2019. José Mourinho a été nommé nouvel entraîneur des Spurs ce mercredi 20 novembre. Tottenham a battu West Ham 3-2 ce samedi, après avoir mené de deux buts à la pause, sur la pelouse des Hammers. José Mourinho est content. Et tente après le match de rester fidèle à son souhait formulé en milieu de semaine, à savoir de rester « humble  » : « J’aurais détesté si quelqu’un disait « José a eu un impact ». Je n’ai eu aucun impact. Rien. » Avant d’heureusement faire craquer le vernis, en fin de conférence de presse : « On a quand même eu de la chance que j’ai beaucoup d’années derrière moi en Premier League. Car j’ai dit aux joueurs à la mi-temps que, même si on menait 3-0 à la 85e minute, le match ne serait pas terminé. » Guess who’s back ?

Le but du week-end : Sergio Canales

Betis-Valence, 1-1, 93e minute. Fin de l’histoire ? Non : l’ami Sergio est arrivé, sans se presser, pour foutre un coup franc sublimement enveloppé dans la lulu des Che. Un pion méga classe, en forme de gros bol d’air pour les siens, qui l’emportent donc 2-1 et grimpent au 15e rang de la Liga.

Le gros bide du week-end : Arsenal, tenu en échec par Southampton (2-2)

Difficile de savoir si Unai Emery doit voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Côté pile, ses Gunners ont recollé au score à la 96e minute grâce à Lacazette, auteur d’un doublé opportuniste face aux Saints ce samedi. Côté face, les Londoniens ont encaissé un premier but à la suite d’un coup franc joué rapidement, qui mettait encore en évidence leur naïveté défensive, avant de concéder un penalty évitable à la suite d’une faute grossière de Tierney. Et voilà les partenaires d’Aubameyang qui enquillent un cinquième match consécutif sans succès en Premier League. Ça commence à faire long.

Vous avez raté : Paderborn-Dortmund (et vous n’auriez pas dû)

Choix cornélien du vendredi : regarder Dortmund affronter une équipe dont la ville n’est connue en France que des fans hardcore de l’empereur Charlemagne. Ou alors remettre une de ces soirées, où vous vous demanderez le lendemain à votre réveil à 15 heures si la 1664 n’est pas le seul véritable amour de votre vie. Vous avez bien sur choisi la seconde option. C’est con, parce que vous n’avez pas pu voir Paderborn piétiner les Borussen 3-0 à la pause. Pire, vous avez raté la remonté fantastique des poulains de Favre, qui ont finalement recollé à trois partout grâce à un tir du droit de Sancho et deux coups de boule de Witsel et Reus dans les derniers instants du match. 90 minutes pleinement wunderbar, que vous avez donc troquées contre ce résumé succinct. Oui, c’est moche pour vous.

Et sinon…

L’autre dinguerie du week-end, c’est ce match nul trois partout entre Sheffield et Manchester United. Longtemps amorphes et menés 2-0, les Mancuniens réduisaient le score par Brandon Williams, auteur d’une jolie demi-volée dans la surface à la 72e minute. Un pion suivi dans la foulée de deux nouveaux buts de Greenwood et Rashford, les Red Devils ayant complètement renversé la table pour mener 3-2. Du moins, jusqu’à ce que McBurnie n’égalise, d’une volée du droit à la 90e minute, concluant avec la manière une rencontre au scénario aussi époustouflant qu’irrationnel.
La Barça a sorti les rames pour battre Leganés, pourtant bon dernier de Liga, en s’imposant grâce à un but très vilain d’Arturo Vidal (1-2).

L’AC Milan et le Napoli se sont neutralisés au terme d’un match qui a frôlé le soporifique (1-1) et laisse les Partenopei d’Ancelotti à une très insuffisante 7e place de Serie A.

L’Union Berlin de Neven Subotić a entourloupé le Borussia Mönchengladbach, privé d’occasions tout le long de la rencontre et défait 2-0. Un revers qui permet au Bayern de revenir à un petit point des Fohlen, qui restent néanmoins leaders de Bundesliga.

Sous une pluie torrentielle, l’Inter a coulé le Toro (0-3), avec deux nouveaux buts de sa doublette Lukaku-Martinez, qui s’affirme décidément comme l’un des duos les plus torrides de la saison.

Plombé d’entrée par une grosse bourde de Ramos, le Real a fini par sécher la Real Sociedad (3-1), notamment grâce à un pion du torse de Benzema et une élégante frappe du gauche de Modrić.

Leipzig a désossé Cologne (4-1), un match où s’est encore distingué Emil Forsberg, entres autres choses auteur d’un maître coup franc, qui scellait le succès des siens. La formation est-allemande reste solidement cramponnée à la seconde place du championnat.
Menée d’un but par l’Atalanta, la Juve a cafouillé son football pendant 70 minutes, avant de planter à trois reprises en fin de match, par Higuaín (doublé) et Dybala. Si vous avez comme une sensation de déjà-vu, ne balisez pas, c’est parfaitement normal.

Par Adrien Candau





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