à Pala, la population peine à avoir de l’eau potable


SOCIÉTÉ – Déjà plus de deux mois que la population de la ville de Pala peine à avoir accès à l’eau potable. Avoir de l’eau nécessite un parcours du combattant. Entre pannes et les populations qui errent, le constat reste alarmant.

Ne dit-on pas que “l’eau, c’est la vie ?” Mais à Pala, l’eau devient une denrée rare. Et la situation signe et persiste. Alors que la saison sèche est encore loin d’arriver, la population de Pala, chef lieu du département du Mayo-Kebbi Ouest, est mal au point. La question reste posée : que se passe-t-il ?

Après cris et sonnette d’alarme tirés, le responsable du centre d’exploitation secondaire de Pala, dans un communiqué radiodiffusé éclaircit la situation: ” Suite à une panne technique survenue à la centrale de Pala-koro, il y a une baisse de production ne pouvant couvrir la totalité de la ville”.

L’on constate que dans la ville de Pala, seuls les branchements d’eau sont servis par secteur.  Pendant ce temps, certains n’ont plus ouvert leurs robinets depuis plus de deux mois. Par conséquent, ce sont les puits à ciel ouvert et quelques rares forages et châteaux privés qui alimentent la ville.

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 “Le malheur des uns fait le bonheur des autres“, dit-on. C’est ce qui se remarque à Pala.  Des forages et points d’eau privés constituent un lieu de commerce. C’est un marché fructueux.

Mais le pire reste à venir. La population de Pala, aux mois de mars, avril et mai, peine même à avoir l’eau des puits. “Il va arriver un moment même à Pala, on paie pour avoir accès aux puits à ciel ouvert. Et devant les forages, le fil d’attente est insupportable“, raconte une ménagère.  

Nonobstant les contraintes voire les difficultés des populations de Pala à avoir accès à l’eau, il est que la centrale d’eau de Pala-koro ne couvre plus les besoins.  Ceci en dépit du renforcement de sa capacité par l’ONG PAEPA-CS, de certaines installations.

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L’on se demande si ce n’est pas aussi un problème de leadership à la tete. De toute façon, les autorités sont interpellées à résoudre cette crise.





tchadinfos

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