Agent de sécurité à plus de 70 ans, la dure vie des retraités au Japon



Face au déclin démographique, le gouvernement nippon encourage les personnes âgées à travailler jusqu’à 70 ans. Souvent en situation de précarité, ces dernières deviennent généralement agents de sécurité, une profession difficile qui leur permet de boucler leurs fins de mois, selon l’Asahi Shimbun.

Le 25 octobre, la préfecture de Chiba [voisine de Tokyo] enregistre des précipitations record. Sur le chantier de construction d’un futur supermarché balayé par la pluie et le vent, Koichi Kashiwa, 73 ans, guide les manœuvres d’un poids lourd. Le coupe-vent qu’il a acheté dans une supérette n’étant pas parfaitement imperméabilisé, il est mouillé jusqu’aux fesses.

C’est une rude journée, comme il n’en arrive que quelques fois par an. Je suis épuisé.”

Kashiwa gagne 9 000 yens [75 euros] par jour. S’il continue de travailler dans des conditions aussi dures, c’est qu’il y est contraint. Il assure :

Après 65 ans, on ne trouve pas d’autre emploi que celui d’agent de sécurité.”

Pendant plus de trente ans, il a dirigé une entreprise du secteur de l’édition. Sur les 300 ouvrages qui ont vu le jour grâce à lui, une centaine se sont vendus à plus de 100 000 exemplaires.

La retraite ne suffit pas

Comme il a longtemps cotisé au régime de retraite en tant qu’indépendant, il ne perçoit, avec sa femme, que 60 000 yens [500 euros] de pension par mois. Depuis qu’il s’est séparé de sa maison, il loue un appartement pour 66 000 yens [550 euros], si bien qu’il est obligé de travailler pour subvenir aux besoins du ménage. Depuis l’âge de 68 ans, il occupe des postes d’agent de sécurité, le seul moyen pour lui de se faire embaucher rapidement. Son salaire mensuel brut tourne autour de 180 000 yens [1 500 euros], un revenu non imposable.

Les débuts n’ont pas été faciles. De crainte de croiser des connaissances, il avait choisi un poste à plus d’une heure de train de son domicile, situé à Kashiwa, dans la préfecture de Chiba. À 4 heures du matin, en

[…]

Yotaro Hamada

Lire l’article original

Source

Fondé en 1879, chantre du pacifisme nippon depuis la Seconde Guerre mondiale, le “Journal du Soleil-Levant” est une véritable institution. Trois mille journalistes, répartis dans 300 bureaux nationaux et 30 à l’étranger, veillent à la récolte

[…]

Lire la suite





A lire aussi

Laisser un commentaire