« Les Misérables », un film de Ladj Ly « sur la banlieue, dans la banlieue »


Ladj Ly, le 12 novembre 2019 à Paris © Alexandre Gouzou pour JA


Sensation du dernier Festival de Cannes, où il a remporté le prix du jury, « Les Misérables », de Ladj Ly, brosse un tableau saisissant des cités de banlieue. Sans poncif ni manichéisme.


«Mes amis, retenez ceci. Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. » C’est sur cette citation de Victor Hugo que le film de Ladj Ly s’achève, après un peu plus d’une heure et quarante minutes d’une plongée glaçante, en apnée, dans le quotidien d’une ville de banlieue. Pas n’importe quelle ville : Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, à l’est de Paris. Ladj Ly a grandi là, dans la cité très pauvre des Bosquets.

À bientôt 40 ans, il y vit d’ailleurs toujours. « J’y suis bien, il y a une super ambiance malgré tout ce qu’on peut entendre dans les médias… Pourquoi aller dans une résidence “sympa” où tout le monde va me détester ? » grince le réalisateur, qui a vraisemblablement passé plus d’une heure dans les transports en commun pour répondre à nos questions dans les locaux du Pacte, une société de production et de distribution parisienne. C’est






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