Campagne agricole de saison sèche 2019-2020 : Un excédent de plus de 200 000 tonnes de céréales attendu


Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo, a procédé, ce mardi 26 novembre 2019 à Dakola, dans la province du Nahouri, région du Centre-Sud, au lancement officiel de la campagne agricole de saison sèche 2019-2020 et de la commercialisation de la tomate au Burkina Faso. Placée sous le thème « Intensification et commercialisation de la production de campagne sèche : défis et opportunités dans un contexte d’insécurité », cette cérémonie a également été l’occasion de remettre des équipements et des intrants aux producteurs.

Cette année, c’est à Dakola, dans la commune de Pô, que les acteurs du monde rural se sont réunis pour le lancement officiel de la campagne agricole de saison sèche 2019-2020. Une cérémonie qui a connu la mobilisation de plusieurs producteurs venus des quatre coins du pays pour échanger avec les premiers responsables du domaine afin de leur présenter les défis auxquels ils sont confrontés et de faire quelques doléances.

Ce fut l’occasion pour le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo, de les féliciter et de les encourager pour tous les efforts consentis, eux qui représentent près de 80% de la population active de notre pays. Et à cet effet, les producteurs ont reçu, des mains des autorités, plusieurs équipements et des intrants qui leur permettront de renforcer et d’améliorer leurs capacités de production.

Les équipements et des intrants remis aux producteurs

Selon Salifou Ouédraogo, malgré plus de 486 000 déplacés internes, majoritairement des ménages agricoles ayant abandonné champs, plaines et bas-fonds, le secteur agricole affiche, pour la deuxième année consécutive, un bilan céréalier prévisionnel total supérieur à la barre de 5 millions de tonnes avec une performance de 12% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Et de préciser que le bilan céréalier prévisionnel fait ressortir un excédent brut global estimé à 204 624 tonnes, mais au sortir de cette campagne de saison humide, 17 provinces sont classées déficitaires au regard du taux de couverture des besoins céréaliers.

C’est pourquoi, dit-il, le ministère s’est inscrit dans le cadre de l’intensification de la production de campagne sèche pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et aussi la commercialisation de la tomate qui représente l’un des produits agricoles de saison sèche les plus exportés. « Et l’un des objectifs visés, c’est la réalisation d’une production de 44 026 tonnes de céréales et de 181 165 tonnes de produits maraîchers », a-t-il affirmé.

Salifou Ouédraogo, ministre de l’agriculture et des amenagements hydro-agricoles.

Maîtriser l’eau pour intensifier la production

Pour le président de la Chambre nationale d’agriculture, Moussa Koné, vu les nombreux défis auxquels sont confrontés les producteurs maraîchers, la maîtrise de l’eau d’irrigation reste l’un des principaux leviers de sécurisation et d’intensification de la production agricole de la saison sèche, ainsi qu’une occasion d’améliorer les revenus des producteurs et productrices du Burkina Faso.

Moussa Koné, président de la chambre nationale d’agriculture

Et le président de la Fédération nationale des producteurs de tomate du Burkina Faso, Samuel Bouda, d’ajouter que l’autre souci majeur des producteurs, c’est l’écoulement de leurs tomates et le prix élevé des intrants agricoles qui les empêche de produire dans de bonnes conditions. Et leur doléance à l’adresse des autorités agricoles, c’est la mise en place de moyens d’écoulement facile de leurs produits et la subvention des intrants agricoles afin de contribuer à l’intensification de la production maraîchère au Burkina Faso.

Ces doléances ne sont tombées dans l’oreille d’un sourd, car le ministre en charge de l’Agriculture a annoncé, dans son allocation, que l’Etat a prévu de mettre à la disposition des acteurs bien organisés, des unités de transformation de produits maraîchers. Aussi, des échanges sont déjà engagés avec le Ghana pour mieux organiser le commerce des produits maraîchers vers ce corridor de Dakola.

Yvette Zongo

Lefaso.net





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