2ème forum de la société civile : la CENCO sollicite de revoir la question sécuritaire


La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) propose à la société civile d’approfondir davantage sur les questions d’intérêt général notamment celle liée à la sécurité. C’était au cours d’une intervention du Père Clément Makiobo, mardi en ouverture du 2ème forum national des organisations de la société civile.

Dans cette intervention, au nom de la CENO, axée sur la thématique perspectives de travail des organisations de la société civile à l’Horizon 2030, le père Clément Makiobo de la commission justice et paix, a expliqué que la question sécuritaire a un impact sur la consolidation de la paix et la cohésion nationale.

Pour lui, à l’horizon 2030, la société civile devra réfléchir profondément sur la paix et la stabilité de la RDC, qui sont des préalables pour une démocratie forte.

« Depuis l’épanouissement démocratique des années 60 jusqu’en 2003, date marquant le début de la transition, en passant par la dictature sous le régime mobutu et les guerres dites de libération entre 1996 et 2003, la RDC a beaucoup souffert de la crise de légitimité avec des fortes répercussions sur le vécu des populations congolaises. Ces répercussions se sont traduites explicitement par l’instabilité chronique, la misère, la destruction du tissu socio-économique et les massacres des populations civiles. 16 ans après Sun City, la RDC reste un pays fragile. Pour certains experts, tous les pays qui ont connu des conflits armés pendant 5 ou 10 ans, prennent au moins une vingtaine d’années pour se relever. Donc pour nous, la question sécuritaire doit être revisitée », a déclaré le père Clément Makiobo.

Et d’ajouter :

« Il faut que la société civile congolaise puisse développer l’approche intégrée de la situation sécuritaire en RDC, une approche qui prend réellement en compte les menaces que constituent la pauvreté chronique de nos populations, la violence entre groupes ethniques, l’accaparement des terres fertiles par des individus ou des groupes d’individus ou commerciaux, la question du changement climatique avec des conséquences dramatique sur le plan humanitaire ». 

La société civile n’a pas des solutions-miracles mais elle dispose des compétences énormes pour faire un bon diagnostic et définir des paramètres indispensables pour consolidation d’une paix durable et la cohabitation pacifique entre les communautés, s’est-il rassuré.

contexte

Du 26 au 29 novembre, le cadre de concertation national de la société civile (CCNSC) qui est un regroupement des organisations de la société civile, mis en place lors du 1er forum de la société civile tenu en 2013, organise le 2ème forum sous le thème : « Repenser le rôle des organisations de la société civile » avec 240 participants, venus de toutes les provinces du pays. 

La cohésion entre les acteurs et la poursuite du dialogue avec notamment le gouvernement pour l’acquisition des documents juridiques pour le bon fonctionnement du CCNSC seront mis en exergue au cours de ces travaux.  Le renouvellement des animateurs et animatrices du CCNSC interviendra à la fin de cette rencontre.

Cette table ronde bénéficie de l’appui financier de l’Union Européenne et de Diakonia, une organisation humanitaire suédoise œuvrant pour un monde équitable et durable sans pauvreté.

Fonseca Mansianga



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