Agence américaine de notation (S&P) : Le Burkina maintient sa note malgré l’insécurité


L’agence américaine de notation S&P Global Ratings, a rendu publique sa notation financière des Etats. Cette notation confirme la note B/Stable/B du Burkina Faso, pour les douze prochains mois. Cela veut dire que le pays maintiendra ses performances macroéconomiques pendant encore une année, et ce, malgré l’insécurité qui sévit.

La notation B/Stable/B signifie que le Burkina Faso a enregistré des performances économiques en 2018 et que cela devrait se poursuivre en 2019 malgré le défi sécuritaire auquel le pays fait face. Du fil à retordre donné aux autorités parce que, si le Burkina Faso ne parvenait pas à consolider les avancées institutionnelles qu’il a réalisées ou si le gouvernement ne parvient pas à réduire son déficit budgétaire, S&P Global Ratings se réserve la possibilité d’abaisser les notes du pays.

En revanche, cette note pourrait être relevée si le rythme de croissance économique du Burkina Faso se révélait sensiblement plus soutenu que les prévisions actuelles, ou si les déficits extérieur et budgétaire, ainsi que le ratio de la dette publique nette par rapport au PIB, diminuaient. C’est ce qui est à retenir de ces notations 2019 du S&P Global Ratings, une agence américaine de notation financière Standards and Poor’s.

Selon cette agence, les perspectives de stabilité économique pour le Burkina Faso, sont bonnes pour les douze prochains mois.

En effet, de ses analyses, le pays gardera sa stabilité politique, sa consolidation budgétaire progressive et une croissance économique soutenue, en dépit de la crise sécuritaire. En effet, l’agence prévoit un déficit budgétaire de 3,0% en 2019, contre 4,9% en 2018, grâce au concours des recettes supplémentaires provenant de la vente de licences 4G pour 200 millions de dollars. Et ces performances se maintiendront pour les douze prochains mois, d’où la notation B/stable/B confirmée pour le Burkina.

Le pays devra tout faire avec l’appui des organismes internationaux tels que le Fonds monétaire international (FMI) pour maintenir ces prévisions de l’agence. Pour plus de performances économiques et budgétaires, l’agence s’attend à davantage d’investissements dans les infrastructures.

Les avantages que possède le Burkina Faso, selon l’agence

Les secteurs agricole et minier sont les principaux moteurs de la croissance économique du Burkina Faso. Les performances de ces deux secteurs, conjuguées à l’effort dans les investissements publics, soutiendront les exportations et surtout la croissance économique. Rappelons que l’agence prévoit un déficit budgétaire de 3,0% en 2019, contre 4,9% en 2018, en lien avec les performances de ces secteurs et des recettes supplémentaires de la vente de licences 4G pour 200 millions de dollars.

Il y a également l’appartenance à l’espace communautaire UEMOA qui préserve la stabilité contre les risques extérieurs spécifiques au pays et constitue un point d’ancrage de la politique économique. Enfin, le Burkina bénéficierait d’un appui financier inestimable auprès de ses partenaires multilatéraux et bilatéraux.

Tout en reconnaissant que l’environnement sécuritaire instable, le cycle électoral et la forte demande des services publics continueront de peser sur les dépenses de l’Etat, l’agence a souhaité que les efforts de préserver ces avantages se poursuivent.

Poursuivre les efforts et les réformes politiques et économiques qui améliorent l’efficacité et la qualité des dépenses publiques ainsi que le climat des affaires dans le pays, tout en réduisant progressivement la pauvreté, avec l’aide du FMI, suggère-t-elle.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net





Burkina

A lire aussi

Laisser un commentaire