Après “Gomorra”, Matteo Garrone délaisse la mafia pour Pinocchio



Le metteur en scène transalpin, devenu célèbre pour avoir réalisé “Gomorra”, change radicalement de style. Son prochain projet qui va sortir dans les salles italiennes en décembre est l’adaptation de la plus célèbre des fables italiennes, celle de Pinocchio.

Cette fois-ci il n’y aura pas de gangster, de coups de feu ou d’ambiances sombres. Tout au plus verra-t-on un petit garçon en bois un brin menteur se promener dans un monde fantaisiste et faire face à des renards, des chats et des baleines. Le 19 décembre, le personnage de Pinocchio fera son grand retour dans les salles italiennes.

C’est en effet à cette date qu’est prévue la sortie du film de Matteo Garrone, qui adapte le célèbre livre écrit par Carlo Collodi en 1881. Une première très attendue de l’autre côté des Alpes, tant et si bien que l’hebdomadaire Il Venerdi a décidé de consacrer sa une à cette figure iconique de la culture italienne.

À quoi pourra donc ressembler le Pinocchio de Matteo Garrone, un réalisateur connu en France pour avoir adapté à l’écran Gomorra, le roman de Roberto Saviano sur la Camorra, la mafia napolitaine ? Selon le cinéaste romain – interviewé par Il Venerdi –, c’est avant tout un produit divertissant pour les familles. Néanmoins, selon Garrone, “même Gomorra avait en quelque sorte la dimension d’une fable : l’enfance violée, l’aspect illusoire de cette jungle ou vivent les deux protagonistes qui ne distinguent plus le bien du mal, comme s’ils étaient dans un monde parallèle”.

Ce n’est pas la première fois que le personnage de cette marionnette vivante inspire des grands noms du cinéma italien, puisque en 2002 Roberto Benigni avait réalisé sa propre version de Pinocchio, dans laquelle il tenait lui-même le premier rôle. Une fois encore, l’acteur de La vie est belle sera de la partie, mais cette fois-ci dans le rôle de Geppetto, le “père” de Pinocchio.

“Un pays qui ne sera jamais vraiment adulte”

Selon Il Venerdi, ce n’est peut-être pas un hasard si cette histoire fascine, aujourd’hui encore, tant d’artistes transalpins.Pinocchio est en quelque sorte une allégorie de nous, les Italiens, affirme l’hebdomadaire. Le livre de Collodi peut être lu comme un délicieux récit sur un pays qui ne sera jamais vraiment adulte.”

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