Cameroun: Education de base – 12 000 enseignants à recruter


C’est l’un des projets phares du Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun. La première session du Comité de pilotage s’est tenue hier à Yaoundé.

Un projet pour rebooster le système éducatif du Cameroun. Du point de vue de la disponibilité des enseignants, des ressources pour les apprenants et d’un environnement favorable à l’apprentissage. C’est le cœur des objectifs du Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (Parec). Le comité de pilotage du Parec a tenu sa première session ordinaire hier à Yaoundé, sous la présidence de Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l’Education de base (Minedub) et en présence d’une dizaine de ses membres. Prévu pour cinq ans et évalué à 70,9 milliards de F avec l’appui de la Banque mondiale, ce projet vise plusieurs actions concrètes.

D’abord, le recrutement de 12000 enseignants, à raison de 3000 chaque année, en quatre ans. Selon le Minedub, chaque école en zone rurale ayant un minimum de 100 élèves, se verra affecter au moins trois enseignants payés par l’Etat. Autre préoccupation du Parec, les manuels scolaires. « Il s’agit aussi de regarder les problèmes du livre scolaire pour que la gratuité de l’éducation lancée par le chef de l’Etat puisse avoir un impact sur le terrain et pour que nous puissions perfectionner la formule du livre unique », a indiqué Laurent Serge Etoundi Ngoa. Autre centre d’intérêt, les élèves vivant dans les localités abritant des camps de réfugiés. « Le Cameroun abrite un nombre important de réfugiés. Tous les conflits qui ont affecté les pays environnants sur les dernières décennies, ont vu le Cameroun accueillir la plupart de ces réfugiés Aujourd’hui, ajouté à nos propres problèmes avec Boko Haram à l’Extrême-Nord et la situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, nous avons de plus en plus de déplacés internes.

Tous ces problèmes sont également scrutés par le Parec », a-t-il indiqué. Autre chantier, la formation des enseignants. Le programme entend renforcer les capacités de tous les enseignants, soit environ 135 000, des secteurs public et privé, à une meilleure appropriation de cette réforme des curricula de l’enseignement primaire et périscolaire de 2018. A en croire Laurent Serge Etoundi Ngoa, président de ce comité de pilotage, « nous sommes déjà en train de mettre en place la politique du livre unique. Elle est financée depuis près d’un an par le Parec ». Identifié et formulé en 2015, ce programme couvre quatre départements ministériels : l’Education de base (Minedub), les Enseignements secondaires (Minesec), l’Enseignement supérieur (Minesup), ainsi que l’Emploi et la Formation professionnelle (Minefop).



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