Cameroun: Patrimoine – Les sources africaines de la connaissance


La construction du continent discutée lors des assises organisées par la Fondation AfricAvenir de lundi à mercredi à Douala.2e rencontre internationale de Douala sur la restitution de la mémoire collective africaine, source de l’innovation d’une Afrique en marche.

Organisées par la fondation AfricAvenir International du 25 au 27 novembre 2019 au siège de l’organisme à Bonabéri, les assises ont vu la présence du Sg du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey. Ont également participé, des chefs traditionnels, des universitaires, chercheurs, l’équipe du projet « Africa’s Collective Memory », dans le cadre duquel se déroulait cette rencontre internationale.

Parlant de mémoire collective, une vingtaine d’ouvrages, première partie livresque des témoignages recueillis entre 1981 et 1986 auprès de 176 vieillards sur la colonisation allemande et fruit de 38 ans de travail scientifique, ont été présentés et remis par le Prince Kum’a Ndumbe III, président d’AfricAvenir, au Sg du Minac pour transmission au président de la République. Le Sg du Minac qui, après avoir reçu ce « paquet mémoriel », a salué un « travail (… ) inestimable dans le cadre de la préservation de notre patrimoine historique.

C’est une balise qui doit guider les générations futures. Un appel à un devoir patriotique et citoyen. Ça rejoint la volonté du gouvernement de faire des archives une pièce importante de la préservation de notre identité. » Cette préservation de la mémoire collective camerounaise en particulier, africaine en général, fait partie des objectifs de la Gerda Henkel Stiftung, organisme allemand qui a financièrement accompagné AfricAvenir dans le projet « Africa’s Collective Memory » et la publication des livres, avec l’aide des Archives phonographiques de Vienne en Autriche. En effet, pour le Dr Anna-Monika Lauter, de Gerda Henkel, il est question notamment de former les scientifiques camerounais sur la base de leurs écrits locaux : « Que les jeunes chercheurs écrivent leur histoire eux-mêmes en utilisant les sources et les perspectives africaines. »

Sur ce dernier point, en plus des journées portes ouvertes sur les inventeurs noirs et donc camerounais, près d’une dizaine d’ateliers scientifiques ont permis d’échanger sur plusieurs sujets déterminants : un futur projet structurant de la fondation AfricAvenir International, l’immeuble de la Renaissance africaine ; autre projet à venir, une structure de musique et danse comme sources fondamentales, vitales, durables et inaliénables des peuples africains et leur diaspora ; les nouvelles technologies comme support de la mémoire collective africaine ; le sauvetage de l’héritage scientifique africain en danger, etc. Un travail titanesque.



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