Cameroun: Réduction du train de vie de l’Etat – Les factures d’électricité dans le viseur


Grâce à une convention avec l’Organisation internationale de la Francophonie, il est question d’économiser par an un peu plus de deux milliards de F.Le Cameroun paye près de 41 milliards de F pour sa consommation d’électricité par an.

Selon une instruction du Premier ministre chef du gouvernement il faut réduire au maximum cette enveloppe. D’après un rapport présenté hier au cours du lancement du programme de suivi, contrôle et optimisation des factures d’électricité dans le secteur public par Goure Henri Seye Bi, directeur général d’Exergie Afrique, il est indiqué que les plus grosses poches de consommation sont l’éclairage public et les abonnés moyenne tension, qui regroupent tout le secteur productif de l’Etat.

L’éclairage public représente à lui seul plus de 55% de la dépense publique de l’électricité.« Le taux que nous avons comparativement aux autres pays est extrêmement élevé. A ce niveau, il faut identifier les compteurs, les points d’abonnement et implanter les compteurs pour mesurer la consommation réelle de l’éclairage. Le deuxième volet c’est la moyenne tension où les actions sont extrêmement techniques », exlique G oure Henri Seye Bi. En effet, selon cet expert, l’Etat aujourd’hui a souscrit à une puissance totale de 40 MW alors qu’en réalité le besoin est à peu près de 11 MW, « il y a comme 71% de souscriptions inutiles qui coûtent à l’Etat. Il va falloir réduire les puissances souscrites pour aller chercher une économie autour de 1 milliard et demi en menant des actions qui ne coûtent rien au contribuable », va-t-il conclure.

Au cours de la cérémonie protocolaire présidée par Adolphe Ndjouke Thome, secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Energie qui précède un atelier de quatre jours, on apprend que la mise en oeuvre de ce programme sera possible grâce à une convention avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). « Lorsque l’Etat du Cameroun a répondu à l’appel à manifestation d’intérêt qui avait été lancé, c’est tout naturellement que l’organisation s’est déployée aux côtés du Minee dans un premier temps, évaluer le potentiel national mais aussi arriver à identifier des poches qui pourraient amener le gouvernement à faire des économies.», affirme Kanel Engandja-Ngoulou, spécialiste du programme coopération et développement, par ailleurs représentant de de la francophonie à cette cérémonie. Concrètement, l’initiative entre dans un programme plus large de maîtrise d’énergie. « L’énergie est une denrée qui coûte cher. Il est question qu’elle soit bien consommée. Nous voulons ramener le niveau de consommation d’énergie dans les bâtiments administratifs à la quantité nécessaire pour pouvoir payer le juste prix », affirme Valerie Nkue, directeur des énergies renouvelables et de la maîtrise d’énergie au Minee. D’ailleurs, une dotation a été prévue dans le Bip afin de mettre en route ce projet.



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