Cameroun: Yarha 2019 – Des classiques à l’affiche


Cette année, la sélection officielle est constituée de films cultes du cinéma africain et de premiers films plébiscités par les plus grands festivals.Le comité d’organisation de la Semaine internationale du premier film (plus connue sous la désignation festival Yarha) sert cette année à son public de cinéphiles, une programmation variée sous plusieurs aspects. L’équipe conduite par Sylvie Nwet est allée au-delà de son crédo : dévoiler les tout-premiers films de réalisateurs. Elle a misé cette fois sur des classiques du cinéma africain et des films qui ont séduit les critiques et les profanes du 7e art dès leur sortie.

Dans ce registre, on peut citer « Zin’naariyâ », de la réalisatrice, journaliste et membre fondatrice de l’Association panafricaine de culture, Rahmatou Keita. Sorti le 9 septembre 2016, ce film nigérian est le premier de son pays à être nominé aux Oscars en 2018. Ce court métrage sera diffusé ce soir à partir de 18h45 au Centre culturel camerounais et le 1er décembre en guise de film de clôture de cette édition. Bien avant Rahmatou Keita, d’autres réalisateurs ont également hissé plus haut les drapeaux des pays africains. Parmi ceux-ci, figure le Sénégalais Djibril Diop Mambéty avec « Hyènes » sorti en 1992.

Ce film culte, en compétition officielle au Festival de Cannes en 1992, est également à l’affiche. Ceux qui ont raté la séance de diffusion de ce film lundi dernier, pourront se rattraper samedi prochain à 19h30 à la salle Sita Bella, sise au ministère de la Communication. Ce film est recommandé pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’il s’agit du deuxième et dernier long métrage de cette étoile du cinéma africain qui s’est éteinte en 1998. Ensuite, comme le rappelle Pierre-Alain Meier, producteur du film : « Sauf oubli, c’est le dernier grand film populaire africain. Il y en a eu d’autres qui ont été faits après, mais il y a eu une vraie identification du public. C’était l’époque de réalisateurs comme Souleymane Cissé, Sembene Ousmane. »

A côté de ces deux classiques du cinéma africain, on retrouve « Keteke » du Ghanéen Peter Sedufia, qui ne cesse de sillonner des festivals et de glaner des récompenses depuis sa sortie en 2017. Ce long métrage a d’ailleurs servi de film d’ouverture à la dernière édition du festival Emergences au Togo, en début de ce mois de novembre. Il a aussi été récompensé au Cameroun dans le cadre de la 23e édition du festival Ecrans Noirs. On y retrouve aussi des films comme « Ne crains rien… Je t’aime » de Thierry Ntamack, ou encore le court-métrage « Run » de Rodrigue Fotso, qui a d’ailleurs fait l’unanimité depuis sa Première le 8 novembre dernier à Yaoundé. Les cinéphiles ont un large choix de films cette semaine.



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