Au Brésil, les “rêves autoritaires” du gouvernement Bolsonaro



Face à la gronde sociale qui agite plusieurs pays d’Amérique latine, le ministre de l’Économie de Jair Bolsonaro a évoqué le décret le plus dur de la dictature militaire. Le président brésilien souhaite quant à lui faciliter la répression d’éventuelles manifestations.
 

Le camp de Jair Bolsonaro serait-il en train de menacer la démocratie brésilienne ? De récents propos du ministre de l’Économie Paulo Guedes, où il évoque une mesure autoritaire prise sous la dictature brésilienne (1964-1985) ont déclenché une vive polémique. D’autant que son discours se situe peu de temps après l’envoi au Congrès d’un projet de loi présidentiel qui prévoit d’exempter de poursuites pénales les forces de l’ordre sous certaines conditions.

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue lundi 25 novembre à l’occasion de son déplacement à Washington, Paulo Guedes a en effet été interrogé sur le risque de contagion au Brésil des manifestations qui agitent plusieurs pays d’Amérique latine, en particulier le Chili, principale référence économique du ministre.

Les manifestants chiliens avaient été cités par l’ancien président Lula da Silva pendant un meeting organisé début novembre à l’occasion de sa sortie de prison. L’icône de la gauche brésilienne avait alors loué la mobilisation des Chiliens, “un exemple de résistance”.

Une mesure déjà dans les esprits

“C’est irresponsable d’appeler quelqu’un à [manifester] dans la rue pour tout casser et pour dire qu’il faut prendre le pouvoir”, a répondu un Paulo Guedes irrité, rapporte le site G1, du groupe O Globo. Avant de poursuivre, ajoutant une phrase qui a mis le feu aux poudres :

Qui croit en la démocratie attend […] d’être élu. Ne vous étonnez pas, alors, si quelqu’un réclame l’AI-5. Ce n’est pas déjà

[…]





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