Cadre partenarial des acteurs de l’état civil : La modernisation du système de l’état civil en examen


Ce 28 novembre 2019 à Ouagadougou, se sont ouverts les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 du Cadre partenarial des acteurs de l’état civil (CAPEC) sous le thème « La modernisation de l’enregistrement des faits d’état civil, y compris en situation d’urgence humanitaire ». Cadre unique de dialogue dans le domaine de l’état civil, la rencontre du CAPEC vise à analyser la situation globale de la modernisation du système national de l’enregistrement des faits d’état civil.

Encore peu modernisé, le système de l’état civil au Burkina est exposé aux risques de mauvaises pratiques et de falsification des documents d’identité. De ce fait, il faut sécuriser le système et intégrer l’utilisation des outils numériques pour le moderniser. C’est dans cette perspective que le Cadre partenarial des acteurs de l’état civil (CAPEC), à l’occasion de sa première session ordinaire de l’année 2019, a mis la problématique de la modernisation du système de l’état civil au Burkina au cœur des échanges.

Placée sous le thème « La modernisation de l’enregistrement des faits d’état civil, y compris en situation d’urgence humanitaire », cette rencontre veut examiner la situation de la modernisation du système de l’état civil et formuler des recommandations pour une meilleure organisation du système. Cadre unique de dialogue, le CAPEC constitue l’instance privilégiée de concertation et de coordination pour la mise en œuvre efficace et efficiente du système de l’état civil.

Participants

Ces dernières années, le Burkina fait face à un nombre accru de déplacés suite à la persistance des attaques terroristes, exposant certaines personnes au risque d’apatridie sur leur propre territoire. D’où l’adoption de cette attitude de développement durable de l’état civil et des systèmes connexes en utilisant des informations appropriées et les techniques de communication qui répondent aux fonctions juridiques, administratives et statistiques. Olga Sankara, la représentante assistante au Bureau pays de l’UNFPA au Burkina Faso, a rassuré que son organisation s’est engagée à accompagner le gouvernement pour le bien-être des populations à travers les programmes de développement.

Ainsi, durant 48 heures, les experts et facilitateurs ayant de bonnes connaissances sur les questions d’état civil vont se pencher sur la situation de la modernisation du système, afin de déceler les goulots d’étranglement. Ce sera également l’occasion de présenter aux participants les résultats de l’audit de l’information du système d’état civil au Burkina, la solution technologique intégrée iCivil et son plan de déploiement national.

Vincent Sawadogo représentant le ministre en charge de l’administration

Pour le représentant du ministre en charge de l’Administration territoriale, Vincent Sawadogo, « l’ambition du gouvernement est de faire en sorte que toutes les personnes puissent bénéficier de l’état civil dès la naissance ». Cela, en vue de permettre au Burkina de se conformer aux engagements pris lors de la troisième conférence des ministres africains chargés de l’enregistrement des faits de l’état civil.

Les experts vont faire des propositions pour l’enregistrement continu des faits d’état civil intégrant l’archivage sécurisé des données personnelles. Ils vont aussi faire des recommandations pour une meilleure organisation du système, y compris en situation d’urgence humanitaire.

Créé en 2017, le CAPEC a connu deux sessions ordinaires. Il a pour mission, la mise en œuvre efficace de mécanismes pour résoudre les questions de l’état civil au Burkina Faso.

Issoufou Ouédraogo

Lefaso.net





Burkina

A lire aussi

Laisser un commentaire