Cameroun: Autonomisation de la femme – Un nouvel outil économique lancé


La plate-forme « 50 millions de femmes africaines ont la parole » est un espace numérique de la BAD qui met à la disposition des femmes entrepreneures des informations financières.

« 50 millions de femmes ont la parole » est une initiative de la Banque africaine de développement (BAD) lancée ce mardi au Kigali Convention Center dans le cadre des activités relatives à la tenue du quatrième Sommet mondial sur le genre. C’est une espace numérique qui permet à la femme entrepreneure d’avoir accès en ligne et d’être connectée avec le monde des affaires. Cet espace est conçu pour répondre aux besoins de la femme d’affaires, sans discrimination du poids économique, du volume des affaires ou de son niveau social.

C’est un site Internet qui demande seulement une inscription pour avoir accès à toutes formes d’informations financières et économiques généralement difficiles à trouver à première main. L’inscription est gratuite. La femme d’affaires veut-elle savoir les institutions financières qui existent proches d’elle, disposant des programmes pour les femmes entrepreneures, « 50 millions de femmes africaines ont la parole » donne une réponse. C’est aussi sur cette plateforme qu’on trouve les annonces sur les modules de formation gratuite ou non pouvant aider à exécuter ou améliorer un business-plan.

C’est aussi sur le même portail numérique qu’on peut trouver d’autres personnes du même créneau ou des créneaux complémentaires avec lesquelles la femme entrepreneure peut envisager une synergie d’action ou un Join-venture. Avec « 50 millions de femmes africaines ont la parole », la Banque Africaine de développement souhaite entend accompagner la volonté politique des Etats de donner plus de visibilité et de compétitivité aux activités économiques des femmes en les aidant à trouver des mentors et de se connecter dans la chaîne de valeur.

Le challenge dans cette initiative demeure l’accès à l’outil informatique dans une Afrique où la disponibilité de l’énergie reste encore un luxe, même dans les zones urbaines. Avoir un ordinateur est encore une affaire de privilégiés, surtout la femme qui appartient à une catégorie sociale dont le fossé numérique est plus grand par rapport aux jeunes ou aux hommes. « La BAD ne peut pas permettre que les femmes restent à la traîne. L’institution ne veut pas qu’elle rate la révolution numérique. Le monde avance et la BAD veut avancer avec les femmes.

Le progrès est fait dans tous les domaines. Il y a un investissement de 10 millions de dollars pour combler le déficit dans les secteurs de base », se défend Vanessa Moungar, responsable des questions de genre à la BAD. La plateforme a eu l’adhésion de plusieurs régions économiques du continent, notamment le marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO).



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