Cameroun: Cameroon Investment Forum – Place à l’acte 3


La 3e édition de cet évènement qui regroupe les investisseurs planchera sur les moyens pour booster l’industrie locale.

La troisième édition du Cameroon Investment Forum (CIF2019) démarre ce jour dans la capitale économique du Cameroun sous le patronage du Premier ministre chef du Gouvernement. Cette année, les échanges seront axés autour de la thématique de l’industrialisation à travers l’import-substitution. L’Agence de promotion des investissements (API) qui organise l’événement justifie ce thème par l’ambition d’accompagner l’équilibre de la balance commerciale du Cameroun sans cesse déficitaire avec notamment une dépense de plus de 457,5 milliards de F en 2018 pour l’importation du riz, du maïs et du poisson.

En effet, ce thème indique-t-on, tombe à point nommé, dans un contexte où la production locale peine encore à satisfaire la demande locale en produits alimentaires de base, où les entreprises locales éprouvent des difficultés à réaliser une production respectant les standards et normes internationales à grande échelle pouvant satisfaire la demande extérieure; où les multiples projets structurants en cours de réalisation dépendent largement de l’importation des matériaux.

Il est question d’attirer les investissements directs étrangers dans certaines filières ciblées qui constituent des gouffres pour nos devises étrangères. Mais également, de susciter un engouement particulier des grandes sociétés importatrices des produits de grande consommation à réaliser, avec l’accompagnement de l’API, des projets d’envergure pour renverser cette tendance. Au menu des activités des panels de discussions thématiques autour de thèmes secondaires rattachés au thème central; un marché de l’investissement; une exposition-animation; un service de rencontres d’affaires…

Parmi les articulations de cette troisième édition, il est prévu ce que vous appelez le Marché de l’Investissement. Comment cela va-t-il être organisé et qu’est-ce que l’API en attend comme retombées ? Le Marché de l’investissement est un concept introduit pour la première fois au Cameroun en 2016, lors de la Conférence économique internationale organisée par le chef de l’Etat, Paul Biya, pour laquelle API a été désignée pour assurer le secrétariat technique.

Fort de cette expérience et surtout des encouragements qu’elle a reçus de la très haute hiérarchie de l’Etat, l’API a organisé la première édition du Marché de l’Investissement en 2017 au terme de laquelle des conventions de financement de deux projets d’investissements ont été signées entre leurs promoteurs et deux banques de la place pour un montant global de plus de 10 milliards de F. Rendu ce jour à sa troisième édition, le Marché de l’investissement va plancher sur seize projets notamment des projets portant sur les filières ciblées. C’est l’aboutissement d’une sélection opérée par un cabinet spécialisé en banque et finance sur une cinquantaine de projets.

Les résultats attendus sont, bien sûr, la signature des accords de financement avec des retombées appréciables au plan économique telles que la mise en œuvre effective des programmes d’investissement en veilleuse, la création de postes d’emplois décents pour les Camerounais et Camerounaises, et le renforcement des capacités de production pour les entreprises existantes. Quels sont les engagements que vous comptez faire valoir auprès des investisseurs pour les convaincre d’accompagner le Cameroun dans l’amélioration de l’équilibre de sa balance commerciale ? L’amélioration de l’équilibre de la balance commerciale que j’ai déjà eu à évoquer s’inscrit en réalité dans le cadre d’un processus évolutif auquel l’API s’engage à contribuer en relation avec les autres parties prenantes.

Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer mes sincères remerciements aux trois chefs des départements ministériels concernés pour leur disponibilité à accompagner l’API pendant les travaux préparatoires de cette édition. Pour revenir à votre préoccupation, il me plaît de préciser que nous avons opté d’aborder les filières à promouvoir sous l’angle de l’analyse de leurs chaînes de valeur respectives en vue de ressortir leurs segments critiques, c’est-à-dire la où se posent les problèmes qui entravent le développement de ces filières.

Les maillons critiques, une fois identifiés, vont constituer des niches d’investissement, devant être maturées, pour s’en servir comme des leviers de promotion efficace et efficiente des investissements direct étrangers, et domestiques dans notre pays. En somme, l’API s’engage ainsi à implémenter une approche révolutionnaire en matière de promotion des investissements.

Quelles sont vos attentes à cette autre édition du CIF ? L’ambition de l’API dans le cadre de l’organisation du présent forum, est d’accompagner le gouvernement dans la transformation structurelle de l’économie camerounaise en vue de stimuler à court terme la croissance et d’atteindre l’émergence à l’horizon fixé. Ainsi, au terme des travaux de cette édition du CIF, nos attentes portent principalement sur la constitution d’un état récapitulatif des niches d’investissement dans chaque filière ciblée devant faire l’objet de l’attrait des investisseurs et de la promotion efficace et efficiente des investissements dans notre pays ; la constitution d’un état récapitulatif des accords de partenariats à l’issue des rencontres B2B et du marché de l’investissement des propositions des pistes à explorer en vue de renforcer les capacités de déploiement de l’API dans le cadre de l’accomplissement de ses missions régaliennes.



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