Congo-Brazzaville: Dette intérieure – Le gouvernement s’apprête à s’acquitter d’une partie


L’annonce a été faite, le 26 novembre, à Brazzaville par le conseiller aux Institutions financières nationales et à la monnaie au ministère des Finances et du budget, Bernard Ngazo.

Le conseiller aux Institutions financières nationales et à la monnaie intervenait à l’issue d’un colloque du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne et celles de la République du Congo. « La stratégie de payer la dette qu’on a choisie est la titrisation, une opération simple. Un mécanisme qui consiste à transformer la dette en papier remis aux entreprises qui vont pouvoir se refinancer auprès des investisseurs moyennant la décompte », a expliqué Bernard Ngazo, relevant que « les travaux continuent pour les dossiers restants. Le rapport sera disponible dans une dizaine de jours ». Notons que la totalité de cette dette est estimée à trente cent soixante milliards de francs CFA, au terme de la première partie de l’audit réalisé par l’Etat.

S’agissant des perspectives pour le Congo, au vu des prévisions macro-économiques et de l’assainissement des finances publiques, une nette amélioration est signalée. La dette est passée de 117% en 2017 à 78, 5% actuellement. En attendant les appuis budgétaires, le pays pourra améliorer sa situation macro-économique.

Concernant les prévisions de 2020, l’économiste pays du FMI, Honoré Nsongui Tonadio, a relevé qu’elles sont acceptables, car il y a un relèvement de quatre points au niveau du produit intérieur brut (PIB). Il passera de 2,2% à 4,6 en 2020. Ceci, grâce aux prévisions pétrolières qui seront respectées, à en croire les engagements pris par le gouvernement. Une nette amélioration sera aussi constatée du côté du PIB hors pétrole. Les secteurs concernés sont le commerce, le tourisme, le transport, grâce au port autonome de Pointe-Noire.

Le Congo est un pays lourdement endetté. En 2017, sa dette était largement supérieure au PIB (117 %) et avait poussé le gouvernement à négocier un programme de réformes macroéconomiques avec le FMI. Il compte sur cet accord, conclu le 11 juillet dernier, pour restaurer la soutenabilité de sa dette.



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