Congo-Brazzaville: Festival Bilili BD – Les artistes prêts à célébrer la BD et d’autres arts graphiques à Brazzaville


Du 3 au 7 décembre, l’Institut français du Congo abritera la quatrième édition du Festival international de bande dessinée du Congo (Bilili BD) autour du thème « (Super) héros du quotidien ». Rendez-vous incontournable autour d’un art qui s’impose de plus en plus sur le continent, le panorama des participants affiche des artistes professionnels venant d’horizons divers d’Afrique et d’Europe. Portraits de quelques invités de cette année.

Badik’art

De son vrai nom Valéry Badika Nzila, Badik’art a connu une adolescence fortement marquée par une double passion pour la littérature et le dessin. Une année après l’obtention de son baccalauréat, il s’inscrit après un test à l’académie des beaux-arts de Kinshasa où il obtient une licence en communication visuelle et quelques années plutard, une maîtrise, dans la même filière, cette fois-ci à l’académie des beaux-arts de Brazzaville où il enseigne actuellement.

Communicateur, bédéiste, scénariste, caricaturiste, il est président de l’Espace de réflexion pour la création artistique. « La perle de Kitoko ville » qu’il dessine et publie en autoédition est déjà à son douzième tome. Ce qui en fait l’une des séries d’Afrique centrale les plus longues jamais produites par le même auteur, en autoédition.

Jérémy Nsingi

Né à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), Jérémy Nsingi dessine depuis qu’il est tout petit. Il imaginait de petites histoires mais qui finissaient chaque fois en poussière, balayées par le vent. Après ses études secondaires, il commence une première année de médecine, tout en continuant de dessiner à ses heures perdues. Au vu de son talent, son entourage lui conseilla plutôt de se réorienter vers l’académie des beaux-arts où il s’inscrivit l’année suivante.

Il rencontre Barly Baruti à l’Espace « A suivre », où celui-ci lui met le pied à l’étrier en le faisant participer à une première bande dessinée (BD) collective. Chemin faisant, son talent se corse et force de plus en plus l’admiration. En 2016, il a coréalisé un court métrage diffusé sur TV5 Monde, « Papa Nzenu conte l’Afrique » (Tales of Africa). Auteur de la BD, « Miss Diva », Jérémy Nsingi est actuellement directeur artistique de l’association Acria au Nouvel espace (A suivre… ).

Yann Kumbozi

Illustrateur, bédéiste, graphic designer de la RDC, Yann Kumbozi est un ancien membre de l’association BD Kin Label et de l’association Bleu Blanc. Etudiant, il travaille en freelance pour des agences de communication et publicité et participe à des albums collectifs comme « La BD conte l’Afrique », sorti en Algérie aux éditions Dalimen, en 2010, et Panda Farnana « Une vie oubliée », sorti en Belgique chez Africalia en 2014.

Il participe en 2012 au film d’animation kinois « Kayembe le tenace » et en 2016, à un concours de BD où il gagne le deuxième prix Mongo Sissé à l’occasion de la foire du livre de Kinshasa. Aujourd’hui, Yann Kumbozi publie plusieurs BD sous l’étiquette Grafic BD Art dont il en est le fondateur. Il est à l’origine de l’affiche de cette quatrième édition du Festival Bilili.

Jean-Philippe Martin

Critique de BD et titulaire d’un DEA en communication, art et spectacle, Jean-Philippe Martin (France) a collaboré aux revues Dada, Neuvième art, Art Press, Bang et Critix. Il est conseiller scientifique recherche à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, pour laquelle il organise des rencontres (séminaires pour les enseignants, colloques universitaires… ), des sessions de formation pour les professionnels du livre et de la BD ou réalise des expositions.

On lui doit notamment « Comics Park », les dinosaures dans la bande dessinée », « Les Jardins de la bande dessinée », « Bottaro le Maestro », « Dali par Baudoin », « Cent pour cent », « Souvenirs de l’empire de l’atome »…

Annick Kamgang

Dessinatrice de presse née à Yaoundé, au Cameroun, Annick Kamgang est une jeune franco-camerounaise, qui vit et travaille à Paris. Fille d’un homme politique panafricain camerounais ayant subi la répression dans les années 1990, elle se lance dans le dessin de presse pour reprendre à sa manière le flambeau familial. Elle travaille pour L’Express, L’Opinion, Peuples Solidaires, Jeune Afrique, Le Monde, la fondation Africa France, ou encore, L’Institut français.

En 2018, en collaboration avec Amnesty international, elle publie « Lucha » à La Boite à Bulles. Elle parle du combat de Lucha, un mouvement de jeunesse citoyen en RDC qui lutte pour les droits humains et subit la répression des autorités.

Mawuto Assem

Originaire du Togo, Mawuto Assem fait figure d’exception dans son pays en se démarquant dans la BD. Passionné et déterminé, il est à la tête de la société de production, d’édition et de distribution de BD, Ago Média, depuis 2011. Une structure qui révolutionne le domaine puisqu’elle reste la première de l’histoire du Togo.

Globetrotter chevronné qui voyage de Paris à New-York ou Francfort pour montrer ce que le Togo fait en BD, il est aussi animateur, depuis avril 2004, d’ateliers d’écriture pour adultes et enfants, dans les centres culturels et bibliothèques du Togo et du Bénin.



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