[Tribune] Franc CFA, le jour d’après – JeuneAfrique.com


Par
Joël Té-Léssia Assoko

Joël Té-Léssia Assoko est journaliste économique à Jeune Afrique et ancien chef d’édition de Jeune Afrique Business+. Ivoirien, diplômé de Paris-Dauphine et de Sciences-Po Paris, il suit le secteur de la finance en Afrique.

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Billets de francs CFA de l'Afrique centrale

Billets de francs CFA de l’Afrique centrale © Vincent Fournier/JA

Que deviendront tous ces experts autoproclamés en politique monétaire après la disparition du franc CFA ? Quand le débat devra bien finir par s’apaiser, et qu’il ne leur sera plus possible de se défausser sur la France pour expliquer la situation économique de ses anciennes colonies ?


Faut-il s’inquiéter des conséquences de la fin du franc CFA sur le taux de chômage ? Non pas au sein des populations, tant les canaux de transmission monétaire dans nos économies informelles sont ambigus et tant les incertitudes persistent sur la configuration de l’eco, la future monnaie commune aux quinze pays de la Cedeao.

Mais plutôt parmi les « experts » du franc CFA. Analystes économiques sans formation en économie, spécialistes de « géopolitique financière » diplômés en informatique, « révolutionnaires » panafricains à passeport européen engagés dans la bataille contre « l’esclavage monétaire »…

Que feront-ils le jour d’après la disparition du franc CFA ? Comment gagneront-ils leur pain lorsqu’ils ne pourront plus attribuer la situation économique des ex-colonies françaises aux seules manigances de Bercy ? Et que la carte maîtresse du « pillage monétaire » n’obérera plus les





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