Après l’attentat de Londres, la récupération politique suscite l’indignation



Les partis politiques se renvoient la responsabilité de l’attaque à l’arme blanche qui a fait deux morts, le 29 novembre. Mais en pleine période électorale, ces polémiques occultent un problème de fond, pointent certaines voix : le passage à l’acte des anciens détenus radicalisés est quasi-impossible à éviter.

Depuis l’attaque à l’arme blanche survenue à Londres, vendredi 29 novembre, la récupération politique bat son plein. Conservateurs au pouvoir comme opposition travailliste s’accusent mutuellement d’être responsables du drame. Au cœur de la polémique : l’incompréhension. Et une question : comment Usman Khan, militant islamiste emprisonné pour un projet d’attentat contre la Bourse de Londres, a-t-il pu être relâché avant la fin de sa peine ?

Le lendemain de l’attaque, dans laquelle deux personnes ont perdu la vie, la ministre de l’Intérieur Priti Patel a fustigé les failles législatives héritées des gouvernements travaillistes des années 2000. De son côté, le Labour a dénoncé les effets des interventions occidentales au Moyen-Orient sur la sécurité intérieure. Proche du parti dirigé par Jeremy Corbyn, le Daily Mirror s’est quant à lui fendu d’une attaque en règle contre un “système juridique pilonné par les coupes budgétaires des conservateurs”. Un spectacle “lamentable”, assène The Daily Telegraph, à moins de deux semaines des élections législatives, fixées au 12 décembre.

Un cas complexe

“Nos politiques doivent arrêter de se renvoyer la balle”, tranche le quotidien conservateur. D’autant que, comme souvent, la réalité est particulièrement complexe. Usman Khan, abattu par la police vendredi, a été condamné en 2012 à une peine de prison indéterminée, “ce qui voulait dire qu’il devait rester en prison au minimum huit ans et ne pouvait être libéré avant que la Commission des libertés conditionnelles décide qu’il ne

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Sasha Mitchell





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