Burkina Faso: Relance de l’économie burkinabè – Le ministre Lassané Kaboré échange avec les hommes d’affaires


Cet échange de notes entre le ministre Lassané Kaboré et le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, concède à la CCI-BF la gestion des aspects opérationnels des régimes d’édition et de sécurisation des factures normalisées.

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a organisé, le jeudi 28 novembre 2019 à Ouagadougou, au profit des hommes d’affaires burkinabè, une rencontre d’échanges avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement des entreprises, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) veut s’enquérir des préoccupations des acteurs du secteur privé.

Elle a organisé, à cet effet, une rencontre d’échanges avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement en vue de trouver des voies et moyens pour une véritable relance économique du Burkina Faso.

Cette rencontre a permis au ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, d’échanger avec les élus consulaires et les hommes d’affaires burkinabè.

A l’issue des échanges, le ministère en charge de l’économie et la CCI-BF ont signé une convention de concession pour la gestion des aspects opérationnels des régimes d’édition et de sécurisation des factures normalisées.

Selon le ministre Kaboré, cette convention vise à concéder à la CCI-BF la gestion de la procédure d’édition, de sécurisation et de distribution des factures normalisées pré-imprimées et la gestion de l’approvisionnement et de la distribution des stickers pour les factures normalisées personnalisées.

Elle permettra ainsi, a-t-il ajouté, d’envisager la mise en place, au cours du premier semestre 2020, de la facture normalisée pré-imprimée pour les micro-entreprises et les petites entreprises.

Cette cérémonie de signature, a souligné M. Kaboré, est l’aboutissement d’un long processus qui a réuni pendant des mois les services techniques de la direction générale des impôts et ceux de la CCI-BF ; c’est aussi la concrétisation d’une volonté commune des deux institutions de conjuguer leurs efforts dans la lutte contre la fraude fiscale, le faux et l’usage de faux dans les transactions commerciales.

La signature, a-t-il appuyé, s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de son département en matière d’amélioration des services rendus aux contribuables.

Elle permettra aux contribuables de toutes les catégories (microentreprises, petites entreprises, moyennes entreprises et grandes entreprises) de disposer d’ un large réseau de distribution des stickers et des factures normalisées pré-imprimées, a-t-il indiqué. Le ministre a salué la qualité du partenariat entre son département et la CCI-BF.

Une convention pour renforcer le partenariat

Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, a renchéri que la signature de convention pour la gestion de la facture normalisée est un pas important dans la mise en place d’un package de services concédés que la Chambre de commerce offrira au secteur privé.

Il a, par ailleurs, mentionné que cette séance a donné l’opportunité aux chefs d’entreprises d’échanger directement avec le ministre Kaboré sur les orientations stratégiques du département en charge de l’économie pour consolider les acquis économiques du pays et améliorer sa résilience dans le contexte sécuritaire.

Il a traduit sa reconnaissance au ministre pour sa contribution à l’apaisement du climat social dans son département et pour les nombreuses réformes qui sont initiées sur les questions de marchés publics, de douane et de fiscalité notamment.

Cependant, il a relevé certaines préoccupations telles que le traitement diligent des factures des entreprises privées, la relance des activités de la Commission nationale de la fiscalité qui associe le secteur privé, la relecture de la loi sur le partenariat public-privé pour favoriser l’intervention des entreprises locales, la généralisation des clauses d’association d’entreprises locales dans l’exécution des grands projets d’infrastructures, etc.

La situation sécuritaire, a insisté le président de la CCI-BF, est d’autant plus préoccupante que les entreprises installées dans certaines zones du pays sont à l’arrêt et ne jouent plus leur partition dans la création de richesses et d’emplois dans ces localités.

Face à cette situation, il a suggéré que les mesures de renforcement de la résilience dans les zones concernées prennent en compte l’accompagnement de ces entreprises.



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